Nova Bus : l'avenir est à l'électricité

Publié le 24/03/2012 à 00:00

Nova Bus : l'avenir est à l'électricité

Publié le 24/03/2012 à 00:00

Par Hugo Joncas

Le fabricant d'autobus Nova Bus, de Saint-Eustache, est à une étape charnière de son histoire. Le 19 mars, le consortium des neuf grandes sociétés de transport public du Québec a pris connaissance des propositions d'un appel d'offres de véhicules hybrides sans précédent. Si Nova Bus l'emporte, ce contrat sera un premier pas vers l'électrification de ses produits. Et vers la commercialisation, d'ici quelques années, d'autobus entièrement électriques.

L'appel d'offres porte sur pas moins de 475 autobus, tous hybrides diesels-électriques. Une première au Québec.

Deux concurrents canadiens sont également invités à participer, mais Nova Bus est très bien positionnée pour l'emporter. Depuis des décennies, aucune des deux autres entreprises en lice n'a remporté de contrat de la Société de gestion et d'acquisition de véhicules de transport (Gestion AVT), qui passe les commandes au nom des sociétés de transport.

Si Nova Bus l'emporte, ce sera un contrat sans précédent pour elle dans la technologie hybride. Jusqu'ici, la société n'a fabriqué que 200 autobus de ce type depuis quatre ans. Le gros de la production est allé à Vancouver, qui en a acquis 140. «Nous sommes en train de livrer nos premiers hybrides accordéons au Connecticut. Ils sont conçus ici et fabriqués à Plattsburgh», dit Jean-Pierre Baracat, vice-président, développement des affaires, chez Nova Bus.

Rien à voir avec ce qui attend l'entreprise dans les prochaines années. Les sociétés de transport québécoises privilégieront désormais les hybrides et, à terme, les véhicules tout électriques. Nova Bus a compris le message. D'ici quelques années, l'entreprise espère ne plus fabriquer que des autobus hybrides ou électriques.

«Nova Bus a pris la décision de devenir un chef de file dans le domaine», dit Jean-Pierre Baracat.

Client local recherché

«D'ici 2015, on veut avoir des véhicules électriques disponibles, en exploitation dans les sociétés de transport», affirme Jean-Pierre Baracat.

Mais avant de les fabriquer, l'entreprise doit trouver des acheteurs. «Nous discutons avec des clients qui souhaitent faire l'essai d'autobus hybrides rechargeables», dit l'ingénieur. Parmi eux figure la Société de transport de Montréal. Mais la commande de la métropole serait petite : un véhicule. «On voudrait un client local pour prendre une quinzaine d'autobus et les mettre en service au Québec», dit M. Baracat. La tâche se révèle ardue. Car les véhicules de «présérie» ne seront pas donnés. Produits en petite quantité, ils se détailleront à «plus ou moins un million et demi» de dollars.

L'intérêt se fait pourtant sentir aux États-Unis. «On a des clients américains qui nous demandent de faire des essais chez eux», assure le vice-président.

Nova Bus exploite une usine à Plattsburgh, dans l'État de New York. Mais l'entreprise préférerait trouver des clients ici, «proches de nos équipes d'ingénieurs», qui pourront faire le suivi de la performance et de l'entretien des bus électriques.

L'assembleur veut ainsi éviter les erreurs du passé, comme sa mésaventure avec la première génération d'autobus à plancher surbaissé, mise en marché à partir de 1996. Un désastre pour la société, qui a dû apporter d'importants correctifs après que les dirigeants des sociétés de transport eurent qualifié ces véhicules de «citrons».

Pour l'instant, Nova Bus n'a toujours pas vendu de véhicules tout électriques. L'entreprise a cependant mis au point deux prototypes qu'elle peut montrer aux sociétés de transport.


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