Lyft se prépare à entrer en Bourse

Publié le 01/03/2019 à 17:29

Lyft se prépare à entrer en Bourse

Publié le 01/03/2019 à 17:29

Par AFP

(Photo:123RF)

La plateforme américaine de réservation de voitures avec chauffeur Lyft, principal concurrent d’Uber aux États-Unis, a officialisé vendredi son projet d’entrée en Bourse, assurément l’un des plus attendus et des plus richement dotés cette année dans le secteur de la technologie.

Pour l’heure, Lyft ne donne guère de détails dans les documents déposés auprès de l’autorité de surveillance des marchés (SEC), mais indique avoir enregistré des pertes de 911 millions de dollars en 2018 pour un chiffre d’affaires de 2,2 milliards de dollars.

Des chiffres qui pourraient effrayer certains petits porteurs. Pour autant, il ne fait guère de doute que l’entrée en Bourse (IPO) de cette licorne, comme on appelle les entreprises non cotées de la tech valorisées à plus d’un milliard de dollars, va aiguiser les appétits.

Lyft est actuellement valorisé à quelque 15 milliards de dollars, au regard de ses levées de fonds privés successives et l’agence Bloomberg affirme que ses fondateurs espèrent pousser cette valorisation à 20-25 milliards de dollars. Petit bonus, le titre sera négocié sous le symbole LYFT.

« Nous sommes hyper focalisés sur notre objectif de révolutionner les transports et nous continuons à être les plus innovants », affirme Lyft dans les documents rendus publics vendredi.

La feuille de route de Lyft : « Nous sommes convaincus que les villes devraient être construites pour les gens pas pour les voitures ».

Pousse-toi de là Uber

L’entreprise ne dévoile ni le nombre d’actions qu’elle compte vendre ni la fourchette de prix d’introduction.

Quant au calendrier, Lyft précise simplement que la date du début de la vente des titres se fera « aussi vite que possible après l’entrée en vigueur de l’enregistrement ». 

Le grand concurrent de Lyft, Uber, a également l’intention d’entrer en Bourse cette année.

Bien plus imposant que Lyft, Uber a lui aussi perdu beaucoup d’argent l’année dernière -- 865 millions de dollars de perte nette rien que sur les trois derniers mois de l’année -- à cause de ses efforts pour se diversifier et tenter d’attirer nouveaux clients et chauffeurs. Uber réalise peu ou prou en trois mois le chiffre d’affaires annuel de son concurrent plus jeune de trois ans créé en 2012.

Mais Lyft, présent aux États-Unis surtout et au Canada, profite d’une image positive auprès du grand public, là où Uber a beaucoup de mal à se défaire d’une terrible réputation forgée à coups de scandales sous le règne de son fondateur et ex-patron Travis Kalanick, poussé à la démission mi-2017.

Les fondateurs de l’entreprise, Logan Green et John Zimmer, ont décidé selon un récent article du Wall Street Journal de garder une majorité de votes parmi les actionnaires après l’introduction en Bourse, tout en ne détenant que moins de 10 % des titres. 

Cette majorité donnerait à MM. Green et Zimmer une très grande latitude sur l’avenir de l’entreprise et la gouvernance en son sein. Une mainmise qui peut inquiéter des investisseurs potentiels.

Ils ont aussi indiqué que certains des chauffeurs, les plus fidèles aux 10 000 courses au moins, pourront toucher 10 000 dollars à l’occasion de l’IPO. Ils auront le choix d’acheter des actions au prix d’introduction (en général une bonne affaire) ou empocher l’argent. 

Voiture autonome, vélo et trottinette

La principale source de revenus de Lyft vient des voitures de location avec chauffeur. Selon un business modèle inventé de toutes pièces par Uber, les clients commandent une voiture sur leur application installée sur téléphone portable. Le chauffeur les accueille et les dépose où ils le souhaitent, et le paiement se fait électroniquement. Les conducteurs sont indépendants et assument les frais des opérations. Lyft les paie à la course.

C’est ce modèle qui pose parfois problème, des élus reprochant à Lyft comme à Uber de ne pas assez rémunérer les conducteurs, ce qui a conduit à de nombreuses poursuites à travers le pays et pourrait obliger Lyft à reconnaître les chauffeurs comme des employés.

L’entreprise, basée à San Francisco, opère aussi un service de trottinettes électriques qui sont devenues légion dans les grandes villes américaines et ailleurs, et un service de partage de bicyclettes notamment à New York.

Enfin l’entreprise fait de la recherche sur les voitures autonomes considérées comme la réponse aux risques posés par la législation du travail.

 


image

DevOps

Mercredi 11 septembre


image

Gestion du changement

Mardi 17 septembre


image

Gestion de l’innovation

Mercredi 18 septembre


image

Usine 4.0

Mardi 24 septembre


image

Marché du cannabis

Mercredi 23 octobre


image

Service à la clientèle

Mercredi 23 octobre


image

Communication interne

Mardi 26 novembre


image

Marché de l'habitation

Mercredi 04 décembre


image

Gestion de la formation

Jeudi 05 décembre


image

Sommet énergie

Mardi 21 janvier


image

Santé psychologique

Mercredi 22 janvier


image

Contrats publics

Mardi 28 janvier

À la une

Mais où est passée la peur de la récession?

BLOGUE INVITÉ. Après un rebond des marchés, on entend beaucoup moins parler de récession. Pourtant...

À surveiller: les titres qui ont attiré votre attention

20/07/2019 | lesaffaires.com

(Re)voici quelques recommandations qui pourraient influencer les cours prochainement.

Investir: trois critères pour choisir ses actions

19/07/2019 | Philippe Leblanc

BLOGUE INVITÉ. Un investisseur devrait analyser ses titres boursiers comme s'ils étaient une entreprise privée.