Le dossier de l'héliport de Montréal avance

Publié le 27/03/2010 à 00:00

Le dossier de l'héliport de Montréal avance

Publié le 27/03/2010 à 00:00

Par Claudine Hébert

Les exploitants d'hélicoptères et les entreprises qui ont recours à leurs services demandent un héliport au centre-ville de Montréal depuis 10 ans. Leur voeux pourrait être exaucé d'ici deux ans.

Montréal demeure une des rares villes en Amérique du Nord à ne pas disposer d'une telle infrastructure à proximité du centre-ville. Et ce n'est pas parce que les hélicoptères n'y sont pas les bienvenus ! Quatre héliports privés ont déjà pignon sur rue à proximité du coeur urbain, notamment près du stade olympique, à l'Hôpital Sacré-Coeur et près des studios de cinéma Mel's. Leur accès est réservé aux entreprises qui les détiennent.

" Un exploitant d'hélicoptères qui veut atterrir à Montréal doit donc le faire à Dorval, à Saint-Hubert ou à Mascouche ", déplore Yves Le Roux, responsable du dossier hélicoptère à l'Association québécoise du transport aérien (AQTA).

L'AQTA, qui attend les approbations finales de la Ville et de Transports Canada, a déjà repéré quatre terrains potentiels pour l'aménagement de l'héliport. Ce dernier disposerait de quatre aires d'atterrissage accessible jour et nuit, d'un poste d'essence, d'un poste d'accueil et éventuellement de hangars. Pour le moment, il est impossible de préciser combien coûterait l'utilisation de l'héliport, mais on sait qu'à Saint-Hubert, les frais d'atterrissage s'élèvent à un peu plus de 10 $. Dorval exige 125 $ et c'est gratuit à Mascouche. À Vancouver Harbour, l'héliport public de Vancouver, ces frais varient de 65 $ à 302 $ selon le type d'appareil, frais de stationnement non compris.

Compte tenu des 700 mouvements annuels que recensent déjà les quatre héliports privés de Montréal, l'AQTA estime à 2 000 par an le nombre de décollages et d'atterrissages que pourrait générer un héliport public au centre-ville. Ce n'est rien de comparable avec l'achalandage de l'héliport Vancouver Harbour, qui en recense à lui seul plus de 20 000.

Un marché en développement

Le gouvernement québécois, y compris Hydro-Québec, ainsi que les sociétés minières sont les clients principaux qui se déplacent régulièrement par hélicoptère. Les services médias, les exploitants commerciaux et privés d'hélicoptères ainsi que le milieu médical et les services d'urgence figurent aussi parmi les utilisateurs qui profiteraient de la présence d'un héliport au centre-ville.

Yves Le Roux, qui est également président de Passport Hélico, à Mascouche, un service de transport, de formation de pilotage et de ventes d'appareils est convaincu que plusieurs dirigeants de PME attendent eux aussi impatiemment l'ouverture de cet héliport. La preuve ? Ses ventes d'hélicos. Il y a huit ans, ce concessionnaire vendait à peine trois modèles R-44 (4 places) par an. Il en vend près de 25 à des gens d'affaires qui découvrent combien ce mode de transport est utile et efficace pour les courts déplacements, les destinations à accès restreint et les périodes d'heures de pointe.


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