Bombardier garde le silence sur ses discussions avec Siemens

Publié le 28/07/2017 à 12:05

Bombardier garde le silence sur ses discussions avec Siemens

Publié le 28/07/2017 à 12:05

Par Martin Jolicoeur

La haute direction de Bombardier a éludé vendredi matin toutes questions relatives aux mouvements de consolidation dans l’industrie ferroviaire mondiale, et en particulier les rumeurs faisant état de rapprochements entre sa division ferroviaire et la société allemande Siemens.


Selon les informations de l’agence de presse Reuters, diffusées au cours des derniers jours, la société canadienne Bombardier et le géant ferroviaire Siemens en seraient à la dernière étape de négociations visant le regroupement de leurs activités de matériel roulant.


Ce rapprochement aurait pour principal objectif de mieux contrer la concurrence de plus en plus dérangeante du géant chinois CRRC, société issue de la fusion en juin 2015 de la CSR Group Corporation et de la China CNR Corp. En deux ans, la CRRC est devenue le plus important constructeur de matériel roulant du monde.


Profitant de la présentation par Bombardier de résultats du deuxième trimestre de 2017, les analystes ont tenté en vain d’en connaître davantage sur l’avancée des ces supposées discussions. Sans jamais nier l’existence de telles discussions, son président et chef de la direction, Alain Bellemare, a répété à plusieurs reprises que Bombardier demeurait attentive à la consolidation en cours, qu’elle continuait d’évaluer ses options et que des actions pourraient éventuellement être prises advenant qu’elles soient jugées nécessaires ou avantageuses pour le maintien de ses activités.


«Nous observons clairement un changement dans l’industrie ferroviaire et CRRC est certainement devenu un très grand joueur, a répondu M. Bellemare. Cela dit, nous demeurons en bonne posture, nous avons d’excellentes relations avec nombres d’acteurs de l’industrie en Europe et ailleurs (…), et nous allons continuer de faire le nécessaire pour protéger nos intérêts. (…) Au delà de tout cela, ce serait de la spéculation, ce que je refuse de faire.»


Les discussions en cours avec le géant ferroviaire Siemens concerneraient la création deux co-entreprises distinctes, l'une pour les divisions de signalisation et l'autre pour le matériel roulant. L’annonce de leur création pourraient être faite dès le mois prochain, selon Reuters. Le conseil de surveillance de Siemens doit discuter de la question lors de sa réunion du 2 août. Le conseil de Bombardier devait l'examiner lui cette semaine.  


Dans le cadre de cet accord, Bombardier prendrait une participation majoritaire dans la co-entreprise de matériel roulant et Siemens aurait le contrôle de l'entité spécialisée dans les technologies de signalisation. Enfin, les deux entreprises auraient donné d'importantes garanties d'emplois pour s'assurer du soutien des puissants syndicats allemands.


Restructuration dans le ferroviaire


Ce matin, Bombardier a présenté des résultatsqui dépassent ceux anticipés par les analystes. Au dernier trimestre clos le 30 juin 2017, l’entreprise a enregistré des revenus de 4,09G$US, en baisse de 5% par rapport à ceux de 4,3G$US enregistrés à la même période il y a un an. Les analystes visaient en moyenne des recettes de 4,14G$US.


Les marges bénéficiaires ont pour la plupart été plus élevées que ce à quoi on s’attendait. La marge bénéficiaire s’est établie à 8,9% sur une base ajustée dans l’aviation d’affaires, à 13,4% dans l’aviation commerciale, et à 8,2% dans la division ferroviaire (Transport).


Tandis que son carnet de commande a diminué de 12% dans sa division Avions commerciaux, elles ont augmenté de 9% dans sa division Transport. Ces commandes sont surtout européennes, du Royaume-Unis et de la France.


Parallèlement, les efforts de restructuration de l'entreprise se poursuivent sur le vieux continent, ce qui a entraîné des coûts liés à des indeminités de départ de 181 M$ et des dépréciations d'actifs de 32M$ au deuxième trimestre. À terme, quelque 2 200 postes de travailleurs pourraient être coupés en Allemagne, 650 en Suisse, et 160 en Belgique.


Peu avant midi, vendredi 28 juillet, l’action de Bombardier se négociait à 2,56$, en hausse de 0,15$ ou 6,22% par rapport au cours de clôture de la veille à la Bourse de Toronto. Depuis le début de 2017, la valeur de son titre a progressé de 0,25$ ou de 11,57%.


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