Un hôpital qui valorise ses découvertes

Publié le 29/11/2008 à 00:00

Un hôpital qui valorise ses découvertes

Publié le 29/11/2008 à 00:00

Par Pierre Théroux

Il n'est ni un médecin, ni un patient, ce qui n'empêche pas Raphael Hofstein d'arpenter régulièrement les corridors de l'hôpital Hadassah.

" Je traque les idées prometteuses qui sortent des laboratoires de recherche ", dit le président et chef de la direction de la société de valorisation Hadasit.

Comme l'idée ayant donné naissance à Cell Cure Neurosciences, l'une des centaines de nouvelles entreprises lancées avec succès en Israël ces dernières années.

La jeune biotech développe, à partir de cultures de cellules souches embryonnaires humaines, des traitements pour lutter contre la maladie de Parkinson et d'autres maladies neurodégénératives.

Ses recherches, orientées vers la transplantation de neurones, pourraient aussi permettre de traiter des pathologies comme la maladie d'Alzheimer ou la sclérose en plaques. L'entreprise vient d'ailleurs de lancer un programme de recherche qui mènera à des essais cliniques sur des patients atteints de sclérose en plaques.

Cell Cure a vu le jour en 2005, en tant que spin-off de l'Hôpital universitaire Hadassah (CHU) de Jérusalem. Le professeur Benjamin Reubinoff, directeur du Centre de recherche sur les cellules souches d'Hadassah, est à l'origine de cette société, dont il est directeur scientifique. Son comité directeur est notamment composé d'Alan Coleman, l'un des pères de la célèbre brebis clonée Dolly.

L'avenir de Cell Cure est tel que le géant pharmaceutique israélien Teva, chef de file mondial des médicaments génériques, y a récemment investi 1 million de dollars américains. La petite entreprise israélienne a aussi reçu des dons de la Fondation Michael J. Fox pour la recherche sur la maladie de Parkinson.

" C'est une technologie et une entreprise qui présentent un fort potentiel de développement ", affirme Raphael Hofstein, titulaire d'une maîtrise et d'un doctorat en sciences de la vie de l'Institut Weizmann des sciences, en Israël. Il a aussi fait un postdoctorat en chimie biologique et en neurobiologie de l'École de médecine de l'Université Harvard.

Trente entreprises et 300 brevets

Hadasit a été établie en 1986 afin de promouvoir et de commercialiser la propriété intellectuelle et les capacités de R-D du plus grand centre médical israélien, l'Hôpital Hadassah, son unique actionnaire.

Hadasit exploite à des fins commerciales les compétences, les technologies et les brevets des équipes de recherche de Hadassah dans les domaines de la biotechnologie, des appareils et des diagnostics médicaux.

La société de transfert de technologies a déjà engendré plus d'une trentaine d'entreprises et obtenu des brevets sur environ 300 nouveaux concepts. Elle compte des brevets notamment dans les domaines de l'oncologie, des maladies auto-immunes et des cellules souches.

Elle fonctionne selon un modèle dans lequel elle reçoit d'importantes participations financières des plus grands laboratoires pharmaceutiques, dont Teva, en échange des licences de technologies.

Cotée en Bourse

Le soutien à la recherche effectuée à Hadassah passe aussi par Hadasit Bio-Holdings (HBL). Lancée en septembre 2005 par Hadasit, cette société financière a même été introduite à la Bourse de Tel-Aviv en janvier 2006 avec l'ambition " d'attirer des capitaux pour financer des sociétés en démarrage prometteuses du secteur des biotechnologies ", explique Raphael Hofstein.

Ce premier appel public à l'épargne lui a rapporté 8 millions de dollars américains. En août 2006, HBL émettait des obligations convertibles pour une valeur de 10 millions.

Le portefeuille de Hadasit Bio-Holdings est composé de neuf sociétés de biotechnologies exploitant les découvertes à l'actif du CHU Hadassah, parmi lesquelles Cell Cure Neurosciences, détenue à 34 % par HBL.

" Les neuf sociétés les plus prometteuses que détenait Hadasit ont été transférées dans HBL ", explique M. Hofstein.

Elles ont été sélectionnées sur la base de leurs capacités à répondre à des besoins médicaux non comblés dans des marchés pouvant atteindre plusieurs milliards de dollars. Ces technologies doivent avoir atteint le stade préclinique.

Les actionnaires de HBL sont Hadasit (52 %), des investisseurs publics (43 %) et Consensus Business Group (5 %), un groupe d'investissement privé britannique, qui a injecté 2 millions en mai 2007.

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