TD et BMO, les banques préférées des producteurs de cannabis

Publié le 05/10/2017 à 12:12

TD et BMO, les banques préférées des producteurs de cannabis

Publié le 05/10/2017 à 12:12

Par lesaffaires.com

À moins d’un an de voir Ottawa légaliser l’usage récréatif, les grandes institutions financières ne perdent plus de temps.

La Banque de Montréal (BMO) et Toronto-Dominion (TD) hébergent les comptes d’au moins 21 entreprises productrices de marijuana, détaille Bloomberg après avoir interrogé 45 sociétés. Tandis que, après avoir initialement refusé, la Royale (RBC) serait en train de revoir sa copie au gré des changements législatifs. Tout comme à la Scotia où la direction pourrait revenir sur son évaluation des risques et ajuster sa politique le cas échéant.

Il convient de noter que les banques canadiennes abordent l’industrie du cannabis avec beaucoup moins de réticence que leurs consoeurs des États-Unis, où le commerce est toujours illégal à l’échelle nationale. La plupart des banques américaines ont refusé tout contact avec ces producteurs pour dissiper les soupçons de blanchiment d’argent. 

La BMO a précisé fournir au cas par cas des comptes de dépôt et des services connexes aux entreprises opérant légalement dans ce secteur émergent. Douze producteurs en profiteraient. Et son offre commerciale évoluera en fonction des développements de l’industrie.

Grosse moisson?

Les prévisions de ventes de marijuana au Canada s’élèvent à 6 milliards de dollars pour 2021. Ce qui représente plus de quatre fois celles attendues pour le cannabis à usage médicinal (1,3 G$), autorisé lui depuis 16 ans déjà.

Ce prometteur marché du pot suscite déjà des frictions entre le Fédéral et le Provincial.  Justin Trudeau a proposé mardi à ses homologues de partager les revenus d'une taxe d'accise. Mais e gouvernement québécois a indiqué vouloir toucher une plus grosse part des recettes fiscales découlant de la légalisation.

D’autres ont rapidement saisi l’opportunité d’affaires. La coopérative financière Alterna par exemple avait proposé son soutien aux producteurs de marijuana généralement boudés par les grandes enseignes bancaires.

Les deux plus importantes firmes spécialistes du pot, Canopy Growth (WEED) et Aurora (ACB) en ont profité.

Les entreprises du cannabis manquent souvent des leviers offerts par les institutions bancaires, tels qu’un meilleur accès au financement, des conditions plus favorables ou encore l’expertise en banque d'investissement.

Sur les marchés

La réticence assez naturelle des banques envers les producteurs de marijuana se ressent également dans les placements boursiers. Cet écart a lui aussi été comblé par des entreprises de plus petite taille telles que Canaccord Genuity, Clarus ou Mackie Research Capital qui sont intervenues dans les ventes d'actions.

Une explication partielle réside dans la taille et la rentabilité de l'industrie. Les trois quarts des 73 sociétés cotées en Bourse ont une valeur de marché inférieure à 100 millions $ et seulement une poignée sont rentables, indiquent les données compilées par Bloomberg.

Et quand ces producteurs récolteront plus d'argent, ils attireront évidemment plus l'attention des grandes banques...

 


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