Dalpé et Milette interdits de solliciter leurs ex-clients

Publié le 14/11/2011 à 10:25

Dalpé et Milette interdits de solliciter leurs ex-clients

Publié le 14/11/2011 à 10:25

Marc Dalpé.

La Cour supérieure ordonne à huit conseillers qui ont quitté Valeurs mobilières Desjardins (VMD) au début de novembre de cesser de solliciter ou d’avoir des contacts à des fins professionnelles avec plusieurs clients de VMD.

Selon l'ordonnance provisoire obtenue vendredi, les conseillers en placement Marc Dalpé et Jean-Marc Milette ne peuvent plus solliciter ou travailler pour le compte plus particulièrement des clients « référés » à Dalpé et Millette par le Mouvement Desjardins, jusqu'au 16 novembre à 23 h 59.

De plus, la Cour supérieure ordonne aux conseillers licenciés « de remettre à VMD tout document, logiciel, donne, liste de clients ou autre propriété appartenant à VMD et de n'en conserver aucune copie ».

Plus de 500 M$ du milliard de dollars en actif sous gestion que Marc Dalpé et Jean-Marc Milette géraient au moment de leur congédiement, le 3 novembre dernier, provenait de clients référés par le réseau des caisses, évalue André Chapleau, directeur principal aux relations de presse au Mouvement Desjardins. « Ce sont des clients qui "appartiennent à Desjardins" qui ne sont pas la propriété de cette équipe-là », explique-t-il à Finance et Investissement.

Selon leur contrat de travail, en plus de Dalpé et Milette, Anna Gastaldi et Francesca Pannunzio, qui font partie du groupe des six autres conseillers visés par l'ordonnance, avaient des clauses de non-sollicitation par les clients référés par le Mouvement Desjardins. L'ordonnance touche également Christine Ouellet, Christina Giusti, Isabelle Bernier et Audrey Sanchez qui ont démissionné en bloc avec leurs deux consœurs le lendemain du congédiement de Dalpé et de Milette.

Le samedi suivant, le 5 novembre, le groupe commençait « une sollicitation agressive, ciblée et effectuée sans discernement et de façon concertée », lit-on dans la requête. « Depuis le 9 novembre, les défendeurs communiquent avec les clients afin de les inciter et les encourager auprès de la firme qu'ils auraient jointe depuis quelques jours », apprend-on. Selon nos sources, Dalpé et Milette auraient joint Richardson GMP.

Selon VMD, le groupe encourage les clients de VMD à quitter le courtier et à résilier leur convention de gestion discrétionnaire. « Ça mettait les clients, dans notre esprit, dans une position de vulnérabilité. S'il était arrivé un krach boursier, comme il peut arriver de ce temps-là inopinément, on n'aurait pu rien faire et les gens auraient pu perdre de l'argent. Ça les mettait dans une drôle de situation et il fallait faire cesser cela », indique André Chapleau.

Selon VMD, Dalpé et Milette et certains de leurs clients détiendraient des comptes personnels de courtage contenant des sommes monétaires aux Bahamas. Dalpé et Milette auraient touché de la rémunération non déclarée de certains clients possédant des comptes aux Bahamas, telle rémunération étant déposée dans leurs comptes situés aux Bahamas.

Selon la requête déposée en cour, certains clients se seraient fait dire qu'il était urgent de quitter VMD, sans quoi ils feraient l'objet d'une vérification par les autorités fiscales.

Le porte-parole de Marc Dalpé et Jean-Marc Milette, Ahmed Galipeau, de AGC Communications, a indiqué que le duo réserverait ses commentaires lors de l'audience qui vise à rendre cette injonction permanente.

PLUS : Desjardins: Dalpé-Milette vide son site Internet

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