Merck KGaA absorbe Sigma-Aldrich pour 17G$

Publié le 22/09/2014 à 13:24

Merck KGaA absorbe Sigma-Aldrich pour 17G$

Publié le 22/09/2014 à 13:24

Par AFP

Le groupe allemand de chimie-pharmacie Merck KGaA a annoncé lundi le rachat pour 17 milliards de dollars américains (G$US) de la société américaine Sigma-Aldrich, signant un rapprochement de plus dans un secteur pharmaceutique en pleine effervescence.

Avec cette offre amicale, soumise au feu vert des autorités de régulation et dont la finalisation est attendue «mi-2015», Merck KGaA entend se renforcer dans les «sciences de la vie», spécialité de sa cible américaine, selon un communiqué.

«C'est un bond en avant», s'est réjoui le PDG de Merck, Karl-Ludwig Kley, vantant l'union de «deux entreprises parfaitement ajustées» et leur promettant «croissance stable et profitabilité», en plus des 260 millions d'euros de synergies par an à partir de 2018

Merck KGaA, plus vieille société chimique et pharmaceutique du monde, va débourser 140 dollars par action pour s'offrir Sigma-Aldrich, soit une prime de 37% par rapport à la valorisation actuelle du groupe américain.

Cette offre en numéraire n'a guère surpris les observateurs, Merck ayant préparé les esprits dès mai à de nouvelles acquisitions, après le rachat du chimiste britannique AZ Electronic Materials pour 1,9 milliard d'euros.

Elle a été chaleureusement accueillie à la Bourse de Francfort, où le titre de la société de Darmstadt (ouest) a fini largement en tête du Dax, gagnant 4,35% à 72,63 euros.

«Les deux compagnies occupent des créneaux complémentaires. Sans aucun doute, leur rapprochement va accroître la valeur de Merck», a estimé Ulrich Huwald, analyste chez M.M.Warburg, cité par l'agence d'informations financières DowJones.

Sigma-Aldrich sera fusionné avec la division Merck Millipore du groupe allemand, elle-même issue du rachat par Merck de l'américain Millipore en 2010, et lui apportera ses positions en Amérique du nord et en Asie, convoitée pour sa croissance rapide. 

Basé à Saint-Louis, dans le Missouri (centre), le groupe américain, qui emploie quelque 9 000 personnes et opère dans 40 pays, avait été salué récemment par la société de recherche Sadif, qui louait son prix modeste en regard de ses «fondamentaux à long terme».

Le nouvel ensemble offrira «une palette complémentaire de produits chimiques de laboratoire» et représentait en 2013, selon Merck, un chiffre d'affaires combiné de 4,7 milliards d'euros et un excédent brut d'exploitation (Ebitda) d'environ 1,5 milliard d'euros.

En rapportant à l'ensemble du groupe allemand, dont Millipore représente le quart des ventes, la fusion représente une hausse potentielle de 19% du chiffre d'affaires et de 24% de l'Ebitda.

Merck KGaA avait déjà marqué sa confiance dans le secteur des «sciences de la vie» en annonçant mi août 12 millions d'euros d'investissement dans son usine française de Molsheim, en Alsace, pour créer un centre d'innovation et deux nouvelles lignes de production.

La société évalue à «100 milliards d'euros» ce marché voué à une croissance «durable», partagé entre les produits destinés aux laboratoires de recherche (25 milliards), à l'industrie pharmaceutique (35 milliards) et aux autres industries (40 milliards), dont l'agroalimentaire et l'environnement.

Le mariage Merck-Sigma-Aldrich intervient en pleine course aux fusions-acquisitions dans la pharmacie, où l'expiration des brevets pousse les géants du secteur à trouver des relais de croissance.

La cour assidue livrée par l'américain Pfizer au britannique AstraZeneca a certes échoué au printemps, mais Abbvie et Shire ont annoncé leur union en juillet pour 40 milliards d'euros et le canadien Valeant a lancé un raid hostile sur l'américain Allergen pour 50 milliards de dollars.

En Allemagne, Bayer a annoncé la semaine dernière qu'il lâchait son activité de plastiques pour se concentrer lui aussi sur les «sciences de la vie», soit la pharmacie, la médecine vétérinaire et l'agrochimie, après avoir racheté la division médicaments sans ordonnance de Merck, homonyme américain de l'allemand.


image

Sommet Énergie

Mardi 21 janvier


image

Santé psychologique

Mercredi 22 janvier


image

Marketing personnalisé

Mercredi 05 février


image

Forum Contrats publics

Mardi 11 février


image

Expérience

Jeudi 20 février


image

DevOps - Québec

Mercredi 26 février


image

Usine 4.0 – Québec

Mercredi 18 mars


image

Expérience citoyen

Mercredi 01 avril


image

Objectif Nord

Mardi 07 avril


image

Femmes Leaders

Mercredi 22 avril


image

CONNEXION

Jeudi 07 mai


image

Gestion agile

Mercredi 27 mai

À la une

L'importance du réseau pour les petites entreprises

Édition du 19 Octobre 2019 | Kévin Deniau

ENTREPRENEURIAT: L'APPORT DES TPE. Plutôt que de laisser filer de trop grosses occasions, des TPE travaillent en équipe.

Les très petites entreprises: essentielles à l'économie

Édition du 19 Octobre 2019 | Kévin Deniau

ENTREPRENEURIAT: L'APPORT DES TPE. L'importance des très petites entreprises est bien souvent sous-estimée

Pour les TPE, un parcours parsemé d'obstacles pour atteindre la croissance

Édition du 19 Octobre 2019 | Kévin Deniau

ENTREPRENEURIAT: L'APPORT DES TPE. Seules six TPE sur dix ont connu une croissance positive entre 2012 et 2014.