Martin Shkreli confirme sa réputation de «bad boy» de la pharmacie

Publié le 04/02/2016 à 16:10

Martin Shkreli confirme sa réputation de «bad boy» de la pharmacie

Publié le 04/02/2016 à 16:10

Par AFP

Martin Shkreli. (Photo: Bloomberg)

L'ex-directeur de Turing, Martin Shkreli, s'est montré jeudi à fidèle à sa réputation de «bad boy», en refusant de répondre aux questions de parlementaires américains sur la hausse vertigineuse de prix de médicaments fabriqués par son groupe pharmaceutique.

À lire: la chute de l'entrepreneur le plus détesté d'Amérique

«Sur les conseils de mon avocat, je ne ferai pas de déclaration liminaire», a déclaré d'entrée de jeu M. Shkreli, 32 ans, plantant ainsi le décor de la scène retransmise en direct sur les chaînes de télévision et qui s'est jouée dans une salle du Congrès américain prise d'assaut par les médias.



D'un côté, des parlementaires démocrates et républicains décidés à mettre sur le grill celui qui est considéré depuis quelques mois comme l'homme le plus détesté des États-Unis.

De l'autre, Martin Shkreli, entrepreneur et financier, ayant fondé Turing Pharmaceuticals en février 2015 et inculpé depuis décembre pour fraude dans une affaire liée à d'autres sociétés.

En septembre, Turing Pharmaceuticals avait fait passer le prix d'un comprimé de Daraprim, un médicament utilisé contre le paludisme et des co-infections du sida, de 13,50 à 750 dollars du jour au lendemain.

- «Je connais une malade qui n'a pas de revenus mais a besoin de Daraprim pour survivre, que lui dites-vous?», attaque un parlementaire, enclenchant les hostilités.

- «Sur les conseils de mon avocat, j'invoque le cinquième amendement et je vais (donc) décliner respectueusement de répondre à votre question», lui répond M. Shkreli 

Sourire narquois, parfois arrogant, il va répéter la même phrase pendant quasiment cinq minutes à toutes les questions.

Les élus, d'ordinaire en position de force quand il s'agit de griller des chefs d'entreprises qu'ils convoquent, n'ont pu cacher leur exaspération. L'un d'entre-eux a ainsi demandé à M. Shkreli s'il prononçait correctement son nom.

- «Oui Monsieur», a alors répondu l'intéréssé.

- «Vous voyez que vous pouvez bien répondre aux questions», a alors rétorqué l'élu, s'attirant pour toute réponse un sourire ironique.

Un autre parlementaire le «supplie» alors de ne pas devenir le «visage de la cupidité» de l'industrie pharmaceutique mais une «force du Bien». Mais faute de réponse, les parlementaires l'ont autorisé à quitter la salle.

Dans les couloirs du Congrès, son avocat de renom Ben Brafman, connu pour avoir défendu Dominique Strauss Kahn dans l'affaire du Sofitel, fait ensuite une déclaration dans laquelle il salue en Martin Shkreli «un brillant scientifique dont le dévouement pour sauver des vies est extraordinaire».

À peine sorti de la salle, Martin Shkreli lui-même n'a pas hésité à en rajouter une couche: «Difficile d'accepter que ces imbéciles représentent le peuple», a-t-il ironisé sur son comtpe Twitter.

Le lobby des pharmacies, représenté par Mark Merritt, a plaidé, lui, pour une approbation rapide des génériques afin de limiter les hausses de prix, une proposition favorablement accueillie par l'agence américaine du médicament (FDA), qui envisage de donner sa réponse dans les quinze mois suivant la demande d'autorisation.


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