Les sciences de la vie : une composante essentielle de l'économie du savoir

Offert par Les Affaires


Édition du 15 Août 2015

Les sciences de la vie : une composante essentielle de l'économie du savoir

Offert par Les Affaires


Édition du 15 Août 2015

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Courrier des lecteurs – La Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) accueille positivement la création d’un groupe de travail sur les sciences de la vie mettant à contribution les intervenants de l’industrie, comme l’a annoncé le dernier budget du Québec. La FCCQ réclamait cet outil afin de donner suite aux constats réfléchis et porteurs issus du Forum québécois des sciences de la vie de juin 2012. C’est un geste qui débouchera, nous l’espérons, sur un « plan de match » affirmé et coordonné, qui nous apparaît essentiel pour réaffirmer l’importance des sciences de la vie au Québec.


Le secteur des sciences de la vie se transforme, mais est toujours bien vivant. La concurrence dans ce secteur est vive et se situe à l’échelle internationale. En offrant une chaîne d’innovation diversifiée, complète et bien disposée face aux partenariats, le Québec reste un acteur majeur et incontournable du secteur. Avec près de 56 000 emplois hautement rémunérés et de qualité, ce secteur crée environ 75 % plus de valeur ajoutée par emploi direct et génère plus du double d’impôts sur les salaires que l’ensemble des secteurs d’activité économique du Québec. Le Québec se distingue aussi en figurant parmi les rares régions actives dans les trois grands sous-secteurs des sciences de la vie, à savoir la grande pharmaceutique, les entreprises de biotechnologie et celles des technologies médicales.


Malgré cela, ces dernières années, le secteur des sciences de la vie est en profonde mutation. Il importe, pour que le Québec conserve son caractère compétitif, qu’il y ait mise à jour des politiques publiques et, plus que jamais, que nous réaffirmions notre volonté d’améliorer notre position en utilisant tous nos atouts. Qu’il s’agisse de l’intégration de l’innovation dans le marché, de l’appui aux efforts déployés en R-D ou des défis et du rayonnement de l’industrie, le groupe de travail doit miser sur des actions concrètes, adaptées et originales.


La nécessité d’un leadership gouvernemental mobilisateur et multiministériel


Par nature, les sciences de la vie constituent un secteur économique très différent de plusieurs autres. Non seulement les entreprises du domaine agissent comme agents de développement de l’économie québécoise, mais elles sont aussi à la merci du réseau de la santé. À quoi bon soutenir nos entreprises innovantes lorsque les Québécois ne peuvent pas bénéficier du fruit de leurs recherches ? C’est pourquoi une concertation entre les différents ministères concernés est essentielle pour la survie de ce secteur.


Ce groupe de travail doit déterminer des pistes d’action claires et concrètes qui permettront d’assurer le développement durable de l’industrie biopharmaceutique et des technologies médicales au Québec.


Pour contribuer à la réflexion de ce groupe de travail, la FCCQ rappelle certaines orientations qu’elle a développées et qui sont essentielles pour assurer une croissance du secteur des sciences de la vie au Québec :


> Investir de manière compétitive dans la recherche et l’innovation en misant sur des niches d’excellence et sur le capital humain, en développant des masses critiques ciblant un nombre limité de créneaux d’excellence, et en faisant de l’offre de recherche et d’innovation un atout hautement concurrentiel qui repose sur du personnel hautement qualifié ;


> Offrir un soutien pour tirer le plein potentiel de l’expertise et de la capacité de recherche concentrées dans les centres de recherche hospitaliers ;


> Favoriser les partenariats structurants entre le gouvernement et le secteur privé (technologies médicales ou biopharmaceutiques) pour assurer l’intégration de l’innovation ;


> Maintenir un équilibre recherche-innovation entre les secteurs privé et académique ;


> Établir une industrie locale forte en offrant un financement adéquat à toutes les étapes de développement, de l’innovation à la commercialisation.


Le Québec doit rester concurrentiel et, conséquemment, adopter des mesures novatrices, de façon à conserver des emplois de haute qualité, à stimuler la recherche et à permettre à la population d’avoir accès aux meilleures innovations médicales.


Stéphane Forget, MBA, vice-président, stratégie et affaires économiques, Fédération des chambres de commerce du Québec


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