Analyse : Financement crucial pour Lab Recherche

Publié le 21/09/2009 à 00:00

Analyse : Financement crucial pour Lab Recherche

Publié le 21/09/2009 à 00:00

Par François Rochon

À ses installations de Laval, de Hongrie et du Danemark, Lab Recherche réalise, pour le compte d'entreprises pharmaceutiques et de biotechnologie, des tests non cliniques sur des médicaments en développement.

Lab a besoin de 10 à 15 millions de dollars

Lab réalise actuellement une émission de droits d'achat d'actions qui pourrait atteindre 15,6 millions de dollars (M$). Ce financement, dont la clôture est prévue le 25 septembre, est crucial pour l'entreprise qui ne respecte plus, depuis le 31 décembre dernier, certains ratios financiers imposés par son banquier.

" Pour être à l'aise, il faudrait que l'entreprise recueille au moins 10 à 15 M$ ", juge Maher Yaghi, analyste chez Valeurs mobilières Desjardins, qui a une recommandation " neutre " sur le titre, pour lequel il fixe une cible de 0,50 $.

Lab récoltera au moins 7,5 M$, puisque le Fonds de solidarité FTQ, actionnaire à hauteur de 16,7 %, a confirmé qu'il serait de la partie. " Avec l'apport du Fonds seulement, on régularisera notre situation avec notre banquier ", assure M. Mainville.

Durement touchée par la crise

La situation financière de Lab s'est fragilisée l'hiver dernier. La crise économique, qui a fait chuter la demande de tests, a coïncidé avec l'achèvement d'un programme d'investissement de 65 M$ sur trois ans destiné à agrandir les laboratoires de Laval.

Résultat : Lab, dont les revenus ont fondu de 14,8 % au cours des six premiers mois de l'exercice, se retrouve avec une dette nette de 58,7 M$ et ne dispose d'aucune liquidité (au 30 juin).

Nerveux, les investisseurs ont délaissé le titre depuis la fin de 2008. En novembre, celui-ci a même été recalé au rang d'action de penny stock (valeur sous 1 $), alors qu'il avait atteint un sommet de 8,75 $ le 31 août 2007.

" Si le financement réussit, le risque financier sera moindre, mais il y a toujours un risque sur le plan des activités ", indique Catherine Bouchard, analyste chez Valeurs mobilières Banque Laurentienne, qui recommande de conserver l'action. Son cours cible est de 0,47 $.

La spécialiste ne voit pas encore de réels signes de reprise dans le marché de la recherche non clinique. Un signal solide la conduirait toutefois à considérer un changement de recommandation sur le titre de Lab.

Des contrats potentiels

De son côté, l'entreprise assure voir des éclaircies.

Le 8 septembre, elle annonçait qu'elle était désormais sur la liste des fournisseurs privilégiés de trois grands clients potentiels non identifiés. Ces ententes devraient déboucher sur des contrats de 3 à 5 M$ en 2010, selon M. Mainville.

Pour Douglas Loe, de Partenaires Versant, cette annonce indique qu'il y a un regain dans les services précliniques. L'analyste n'a toutefois pas modifié sa recommandation sur le titre, car son évaluation tient déjà compte de l'obtention de ce type de contrat. Il maintient son cours cible à 0,45 $.

" Cette entente montre que notre stratégie est en train d'être validée ", soutient Luc Mainville.

Lab vise maintenant les gros contrats des grandes pharmaceutiques; la superficie de ses installations de Laval a augmenté de 88 % depuis 2006.

Selon Serge Despatie, vice-président, petites capitalisations, de Natcan, Lab a encore du chemin à parcourir pour se retrouver dans la cour des grands, mais il croit que " l'entreprise a l'expertise et le personnel nécessaires pour un nouveau départ ".

 

À la une

Le solaire photovoltaïque aussi concurrentiel qu’Hydro-Québec d’ici 2030

Il y a 46 minutes | François Normand

Le centre Nergica publie ce jeudi une étude sur le potentiel de l'énergie solaire photovoltaïque au Québec.

Abolition de poste: encaisser le coup pour mieux rebondir

Il y a 56 minutes | Élise Boutin Michaud

BLOGUE INVITÉ. Entrevue avec Patrice Lavoie, directeur des affaires publiques de Loto-Québec, dont le poste a été aboli.

Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l'ouverture jeudi

Il y a 30 minutes | LesAffaires.com et AFP

Les bourses mondiales étaient sous la pression de l'accélération de l'inflation.