Accusée de fraude, la PDG de Theranos cède les rênes

Publié le 14/03/2018 à 16:37

Accusée de fraude, la PDG de Theranos cède les rênes

Publié le 14/03/2018 à 16:37

Par La Presse Canadienne

Elizabeth Holmes, une décrocheuse de l'Université Stanford autrefois perçue somme la «prochaine Steve Jobs», a cédé le contrôle de Theranos, la jeune pousse spécialisée dans les tests sanguins qu'elle a fondée, et déboursera 500 000 $ pour régler des accusations d'«énorme fraude».


En vertu de l'entente conclue avec la commission des valeurs mobilières des États-Unis (Securities and Exchange Commission, ou SEC), Mme Holmes, âgée de 34 ans, n'a plus le droit d'administrer ou de diriger une société publique pendant une période de 10 ans. La SEC a indiqué qu'elle porterait l'affaire contre le président de l'entreprise, Ramesh "Sunny" Balwani, devant la cour de district fédérale du nord de la Californie.


La SEC a commencé à s'intéresser à Theranos il y a deux ans, après la publication d'une enquête du "Wall Street Journal". Theranos affirmait alors avoir développé une technologie potentiellement révolutionnaire pour les tests sanguins.


L'article du "Journal" citait d'ex-employés qui soupçonnaient la technologie d'être une arnaque, et avait découvert que l'entreprise utilisait en fait de l'équipement de routine pour effectuer ses tests sanguins, dans la grande majorité des cas. Le "Journal" soulevait des doutes quant à la validité de la technologie de tests sanguins de Theranos et soulignait le risque que représentaient d'éventuels mauvais diagnostics pour la santé des patients.


Elizabeth Holmes a fondé Theranos à Palo Alto, en Californie, en 2003, en affirmant que sa technologie permettait d'effectuer des dizaines de tests sanguins à un moindre coût. À un certain moment considérée comme la plus jeune femme milliardaire au pays, Holmes racontait avoir été inspirée par sa crainte des aiguilles.


Theranos a mobilisé des millions de dollars pour lancer son entreprise en assurant que ses tests ne coûtaient qu'une "fraction" des coûts chargés par les autres laboratoires.


Au coeur de l'engouement pour Theranos se trouvait la machine "Edison", qui, selon l'entreprise, pouvait détecter une variété de maladies à partir de quelques gouttes de sang tirées du bout du doigt d'une personne. Malgré sa popularité et ses prétentions, Theranos ne donnait pas beaucoup de détails sur le fonctionnement de sa machine Edison _ baptisée en l'honneur du célèbre inventeur.


En plus de l'amende annoncée mercredi, Holmes a accepté de rendre les 18,9 millions d'actions de Theranos qu'elle a obtenues pendant la fraude. Si la compagnie est vendue ou liquidée, elle n'en profitera pas, à moins que l'opération permette de retourner plus de 750 millions $ US en produits aux investisseurs, a indiqué la SEC.


Theranos a indiqué mercredi que ni l'entreprise ni Holmes n'avait admis ou nié avoir mal agi.


 


image

Femmes Leaders

Mercredi 24 avril


image

Gestion agile

Mercredi 08 mai


image

Usine 4.0

Mardi 24 septembre


image

Impartition TI

Mercredi 09 octobre

À la une

10 choses à savoir mercredi

Il y a 38 minutes | Alain McKenna

La CIA sur Instagram, la viande végétale de Beyond Meat chez IGA, une exposition pour comparer les pollutions urbaines.

À surveiller: CP, TFI et Stryker

Il y a 28 minutes | Dominique Beauchamp

Que faire avec les titres de CP, TFI et Stryker?

Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l'ouverture mercredi

07:03 | LesAffaires.com et AFP

«Nous prêterons attention aux résultats de ATT, Boeing, Caterpillar, Facebook, Microsoft, Tesla et Visa.»