Ruée des étrangers sur les actifs financiers canadiens

Publié le 17/06/2015 à 16:47

Ruée des étrangers sur les actifs financiers canadiens

Publié le 17/06/2015 à 16:47

Par François Normand

Les étrangers ont acheté un niveau record d'actifs financiers au Canada durant les quatre premiers mois de 2015 (source graphique: BMO)

Le Canada est la saveur du mois auprès des investisseurs étrangers. Durant les quatre premiers mois de 2015, ils y ont acheté des actifs financiers pour une valeur record de 50,1 milliards de dollars canadiens.

C'est ce qui ressort de l'analyse des données de Statistique Canada effectuée par Benjamin Reitzes, économiste principale chez BMO Groupe financier.

Les investisseurs étrangers ont notamment retrouvé l'appétit pour les obligations du gouvernement canadien, avec des achats de la dette canadienne qui ont totalisé 22,9 G$.

Si plusieurs facteurs peuvent expliquer la ruée des étrangers sur les actifs financiers canadiens, la dégringolade du huard par rapport au dollar américain pèse beaucoup dans balance, affirme Benjamin Reitzes.

«La faiblesse du dollar canadien rend les actifs au Canada plus attrayants pour les étrangers», écrit-il dans un courriel.

Depuis un an, notre monnaie s'est dépréciée de 12% par rapport au billet vert, pour s'établir à 0,81 $US à la fermeture des marchés ce mercredi 17 juin.

Par ailleurs, la popularité des obligations gouvernement canadien - des actifs moins risqués que les actions - tient en grande partie à la relative faiblesse de notre économie comparativement à celle des États-Unis, selon l'économiste de BMO.

Cela dit, les actions des entreprises canadiennes demeurent relativement populaires. Aux yeux de Benjamin Reitzes, cette tendance n'est sans doute pas étrangère à l'effondrement du prix du baril de pétrole.

«Les investisseurs veulent peut-être tirer avantage des faibles prix des actions dans le secteur de l'énergie au Canada s'ils croient que les prix du pétrole remonteront», indique-t-il.

Depuis un an, le West Texas Intermediate (WTI) a perdu environ 38% de sa valeur à près de 60$US, selon le NYMEX.

Il va sans dire que les producteurs de pétrole canadien pâtissent de l'effondrement des cours de l'or noir.

Par exemple, le titre du producteur albertain Canadian Natural Resources (Toronto, CNQ) a perdu 27% de sa valeur depuis un an, pour clore à 35,11$ à la fermeture des marchés ce mercredi 17 juin.

Et depuis un an, les revenus trimestriels de l'entreprise sont en baisse constante. Ils s'étaient élevés à 5,3 G$ lors du trimestre terminé le 30 juin 2014 par rapport à 3G$ pour celui clos le 31 mars 2015.

 

 

 

 

 

 

 

 


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