Redevances minières: des centaines d'emplois menacés en Abitibi

Publié le 05/03/2013 à 15:48, mis à jour le 06/03/2013 à 08:57

Redevances minières: des centaines d'emplois menacés en Abitibi

Publié le 05/03/2013 à 15:48, mis à jour le 06/03/2013 à 08:57

Par Suzanne Dansereau

[Photo : Bloomberg]

Des mines fermeront et plusieurs centaines d’emplois pourraient disparaitre en Abitibi si le gouvernement augmente les redevances minières, selon Marcel Jolicoeur, président de la Chambre de commerce de Val d’Or, rencontré en marge du congrès annuel de l’Association canadienne des prospecteurs et entrepreneurs miniers (PDAC).

Selon lui, « six ou sept mines » seraient menacées. Des mines dont la rentabilité tient à un fil et qui tomberaient dans le rouge si elles devaient payer des redevances supplémentaires.

« Le gouvernement ne réalise pas que des emplois payants sont en jeu, poursuit M. Jolicoeur. Et la disparition de ces emplois se traduirait par des pertes plus élevées que les gains réalisés par les redevances additionnelles. »

Marcel Jolicoeur est un personnage bien connu en Abitibi. Il dirige la plus importante chambre de commerce de la région. Il œuvre aussi pour la firme d’ingénierie Genivar et siège sur le comité régional des partenaires du marché du travail.

M. Jolicoeur a identifié quelques mines menacées : Lac Bachelor (de Métanor), QMX (l’ancienne mine Alexis) et Kiena (de Wesdome), trois petites mines dont les coûts s’exploitation se rapprochent de la valeur du métal qu'elles extraient. Il a aussi mentionné Goldex, une des trois mines d’or de Agnico-Eagle, située à l’entrée de la ville de Val d’Or, et qui est en réparation.

Selon Christian Provencher, vice-président et chef de l’exploitation de Agnico-Eagle, Goldex n’est pas menacée et sa production commerciale devrait reprendre au premier trimestre 2014, après un arrêt des activités en 2011. Mais M. Provencher a indiqué à Les Affaires qu’une hausse des redevances force toutes les entreprises à revoir leurs scénarios.

Ce qui est clair aux yeux de Valerie Filion, directrice générale de l’Association pour l’exploration minière du Québec, c’est que une hausse d’impôts miniers fait plus mal aux petites mines qu’aux grandes, et que l’Abitibi compte une grande quantité de petites mines d’or, où il y a peu de volume et beaucoup de risques.

L’industrie minière représente 4000 emplois directs pour cette région qui compte une population de 150 000 âmes.

 


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