Ottawa refuse toujours de dévoiler sa position sur l'amiante

Publié le 27/10/2008 à 00:00

Ottawa refuse toujours de dévoiler sa position sur l'amiante

Publié le 27/10/2008 à 00:00

Par La Presse Canadienne

Le cabinet du ministre des Ressources naturelles, Gary Lunn, qui est responsable du dossier, n'a pas retourné les appels répétés de La Presse Canadienne. On sait toutefois que le ministre n'a pas l'intention de se rendre en Italie pour la réunion des parties à la Convention de Rotterdam, qui se poursuit jusqu'au 31 octobre.

La délégation canadienne à la réunion est dirigée par une fonctionnaire du ministère des Affaires étrangères. Elle est entourée de représentants des ministères des Ressources naturelles, de la Santé, de l'Environnement. Des représentants du Québec sont eux aussi sur place.

La province abrite les deux dernières mines d'amiante chrysotile du Canada. Ces établissements, situés à Thetford Mines et Asbestos, emploient un total de 700 personnes. Ils exportent la quasi-totalité de leur production dans des pays émergents, dont l'Inde.

Le député néo-démocrate Pat Martin, qui est en Italie pour la rencontre, n'a pas réussi à savoir si le Canada se rangerait du côté de la plupart des pays occidentaux qui souhaiteraient que le chrysotile soit inscrit sur la liste des produits toxiques ou s'il continuera à s'y opposer.

D'après lui, les fonctionnaires canadiens affirment ne pas être au courant eux-même et disent qu'ils attendent les instructions du cabinet du premier ministre Stephen Harper pour savoir comment voter.

Les discussions officielles sur le chrysotile doivent commencer mardi avant-midi. Pat Martin a l'intention de participer au débat public, tout comme Kathleen Ruff, de l'Institut Rideau, qui vient de publier une étude sur l'amiante intitulée "Quand le Canada exporte le mal".

M. Martin dit craindre que le Canada demeure silencieux pendant les discussions et laisse l'Inde et ses autres clients supporter seuls la responsabilité d'un échec sur le chrysotile.

En vertu de la Convention de Rotterdam, toutes les décisions doivent être prise par consensus. L'obstruction d'un seul Etat suffit donc à empêcher l'ajout d'une substance chimique potentiellement dangereuse à la liste.

En plus du chrysotile, deux autres produits seront évalués au cours de la réunion. Il s'agit de l'Endosulfan et des composés du tributylétain (TBT).

Il n'est pas interdit de faire le commerce d'un produit visé par la convention internationale mais le pays exportateur doit obtenir "le consentement éclairé" de ses clients avant de leur faire parvenir la marchandise.

Le Canada reconnaît que le chrysotile est cancérigène, mais il affirme qu'il est possible de l'utiliser de manière sécuritaire. Le gouvernement et les représentants de l'industrie soutiennent par ailleurs qu'on ne dispose pas suffisamment d'information sur ses substituts.


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