Mines : la conjoncture est favorable au Québec


Édition du 14 Octobre 2017

Mines : la conjoncture est favorable au Québec


Édition du 14 Octobre 2017

Par François Normand

Plusieurs minières ont des projets qui font bouger le Québec. Par exemple, le producteur de diamants Stornoway construit une mine souterraine et des infrastructures à sa mine Renard, à la Baie-James.

La conjoncture est favorable pour investir dans le secteur minier au Québec, même si les prix des métaux demeurent relativement faibles, affirme Philip Hopwood, leader mondial du secteur minier chez Deloitte.

«Le Québec figure dans le top 10 mondial des États où il est le plus intéressant d'investir dans le secteur minier», dit-il à Les Affaires, en marge d'une récente conférence sur les perspectives minières au Québec.

M. Hopwood fait référence au classement annuel de l'Institut Fraser («Survey of Mining Companies 2016»). En matière d'attractivité, la province arrive au sixième rang, après la Saskatchewan, le Manitoba, l'Australie, le Nevada et la Finlande.

L'Investment Attractiveness Index de l'Institut Fraser mesure la compétitivité fiscale, le risque politique, l'incertitude et la stabilité des régimes miniers.

Des prix à la hausse

Malgré le bon positionnement du Québec, l'industrie doit composer avec des prix qui sont encore loin de leurs niveaux prérécession 2008-2009. Certes, depuis le début du mois de juin, l'indice CRB Industrial Metals (qui suit les principaux métaux) a bondi de 66 %. L'indice est cependant toujours en recul de 52 % par rapport à son sommet du 11 avril 2011.

À la mi-septembre, les prix des métaux ont même légèrement reculé. Dans une note, Vivienne Lloyd, analyste chez Macquarie Research, estime que le marché émet certains doutes sur la force future des prix.

En juillet, la production industrielle mondiale des mines, des industries et des services publics a été nulle, soit la pire performance depuis 2017, souligne la maison. Néanmoins, la reprise graduelle des prix des ressources commence à se faire sentir dans la province, montrent les données de l'Institut de la statistique du Québec.

En 2016, les investissements miniers ont progressé de 2,5 %, à 2,56 milliards de dollars (G $), après quatre années consécutives de recul. C'est toutefois presque deux fois moins qu'en 2013, quand les investissements avaient totalisé 4,6 G $.

De nombreuses minières ont des projets qui font bouger le Québec. Par exemple, Hecla Québec, une division de l'américaine Hecla Mining, qui exploite la mine d'or Casa Berardi, en Abitibi-Témiscamingue, investit dans cette mine. Le producteur de diamants Stornoway construit pour sa part une mine souterraine et des infrastructures à sa mine Renard, à la Baie-James. Nemaska Lithium, qui a une mine à ciel ouvert au nord de Chibougamau, se prépare à entrer en production au cours de 2018 à ses installations de Shawinigan.

Rien n'est acquis

Malgré les conditions favorables au Québec, Philip Hopwood affirme que le gouvernement ne doit pas tenir pour acquis que les sociétés minières continueront toujours à investir dans la province.

«Si le gouvernement ne maintient pas un environnement compétitif, les investisseurs vont aller ailleurs», dit-il, en citant l'exemple de l'or. On peut trouver de l'or partout dans le monde. Par conséquent, les producteurs n'investissent pas au Québec en raison de la présence de dépôts aurifères, mais parce que le climat d'affaires y est favorable.

Selon M. Hopwood, les gouvernements doivent mettre l'accent sur deux éléments pour demeurer dans la course à l'échelle mondiale : réduire la bureaucratie et favoriser l'émergence d'un écosystème qui stimule l'innovation dans le secteur minier.

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