Les réserves de pétrole américain et la demande augmentent

Publié le 28/04/2021 à 12:05

Les réserves de pétrole américain et la demande augmentent

Publié le 28/04/2021 à 12:05

Par AFP
Des pompes à pétrole

Cette progression des stocks commerciaux s’explique entre autres par la forte diminution des réserves stratégique. (Photo: 123RF)

Les réserves commerciales de pétrole brut aux États-Unis ont légèrement augmenté pour la deuxième semaine consécutive, surprenant les analystes, mais la consommation d’or noir a aussi progressé, un bon signe pour l’économie.

Selon le rapport hebdomadaire de l’Agence américaine d’information sur l’Énergie (EIA) diffusé mercredi, les stocks américains de brut ont augmenté de près de 100 000 barils, à 493,1 millions de barils (MB), au 23 avril. Les analystes interrogés par Bloomberg avaient tablé sur une baisse médiane de 450 000 barils.

Cette légère progression des stocks commerciaux s’explique entre autres par la forte diminution des réserves stratégiques, qui ont baissé de 1,4 million de barils.

La consommation de produits pétroliers a elle augmenté. Sur la semaine, la demande implicite a grimpé à 20,39 millions de barils par jour (mbj) contre 18,76 mbj la semaine d’avant. Sur une moyenne de quatre semaines, cette demande est stable à 19,7 mbj. Elle supérieure de 35,5 % à ce qu’elle était à la même période l’an dernier, au début de l’épidémie.

« On commence enfin à voir la demande se normaliser », a affirmé Bill O’Grady de Confluence Investment. « L’économie est plus vibrante. On assiste à une augmentation du trafic et cela soutient le pétrole », a-t-il ajouté. 

Les réserves d’essence ont un peu augmenté, de 100 000 barils, alors que les analystes s’attendaient à une réduction de 50 000 barils.

Enfin, les stocks de produits distillés, qui avec le diesel sont la locomotive du trafic commercial, ont fondu de 3,3 millions de barils, dépassant largement les projections des analystes qui étaient de -1,2 MB.

Les raffineries ont fonctionné à 85,4 % de leurs capacités, plus que la semaine précédente, transformant en moyenne 15 millions de barils par jour (mbj). 

« Je m’attends à ce que ce taux d’activité atteigne 90 % d’ici l’été », a estimé Bill O’Grady.

Les importations américaines de brut ont bondi de 1,2 mbj, passant de 5,4 mbj à 6,6 mbj, tandis que les exportations ont très légèrement diminué, restant autour de 2,5 mbj.

La production a un peu reculé à 10,9 millions de barils par jour contre 11 mbj la semaine d’avant.

Dans les cuves de Cushing dans l’Oklahoma (Centre sud), où se trouve le pétrole WTI coté à New York, les réserves se sont un peu étoffées à 46,1 MB contre 45,4 MB.

Déjà en hausse avant la diffusion du rapport, le baril de WTI accélérait sa progression à 64,20 dollars le baril (+2,00 %) à 15H30.

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