Le pétrole remonte malgré un rapport de l'AIE pessimiste

Publié le 12/10/2018 à 06:38

Le pétrole remonte malgré un rapport de l'AIE pessimiste

Publié le 12/10/2018 à 06:38

Par AFP

Les prix du pétrole remontaient vendredi en cours d’échanges européens, mais restaient en forte baisse sur la semaine alors que l’Agence internationale de l’Énergie (AIE) a à son tour misé sur une croissance de la demande moins forte que prévu.

Vers 06H00, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en décembre valait 80,87 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 61 cents par rapport à la clôture de jeudi.

Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de « light sweet crude » (WTI) pour le contrat de novembre prenait 65 cents à 71,62 dollars.

Les cours du brut, qui avaient atteint en début de mois leurs plus hauts en quatre ans, ont encaissé des pertes marquées sur la semaine alors que les signaux négatifs sur la demande s’enchaînaient.

L’AIE a ainsi estimé vendredi que la croissance de la demande serait moins forte que prévu (- 110 000 barils par jour à 1,3 million de barils par jour en 2018).

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) avait également revu la croissance de la demande à la baisse dans son rapport mensuel jeudi.

« Ces chiffres seraient l’occasion pour l’Arabie saoudite (premier exportateur mondial) de dire que tout est sous contrôle et qu’une augmentation de la production n’est pas nécessaire si la demande n’est pas là », a commenté Olivier Jakob, analyste chez Petromatrix.

Mais selon lui, la disparition du journaliste saoudien Jamal Khashoggi à Istanbul, qui a déclenché des critiques de Washington, pourrait changer le ton adopté par le Royaume.

« L’Arabie saoudite a particulièrement besoin du soutien de la Maison-Blanche, et ne peut pas se permettre de déplaire au président américain, qui réclame des prix du pétrole plus bas », a ajouté M. Jakob.

Le président Donald Trump s’est en effet récemment emporté contre l’OPEP, dont l’Arabie saoudite est la figure de proue, alors que le coût élevé de l’essence aux États-Unis pourrait peser sur les élections législatives qui auront lieu début novembre.

 

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