Le pétrole hésite dans un marché craintif

Publié le 24/03/2015 à 15:23

Le pétrole hésite dans un marché craintif

Publié le 24/03/2015 à 15:23

Par AFP

(Photo: Bloomberg)

Les cours du pétrole ont stagné mardi à New York, à l'issue d'une séance pendant laquelle ils ont eu du mal à trouver une direction, et baissé à Londres, le marché mondial restant sous la pression d'une offre excessive.

Le prix du baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en mai a pris six cents à 47,61 dollars à la clôture sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), après avoir chuté la semaine dernière à son plus bas niveau depuis six ans, à 43,46 dollars.

À Londres, le cours du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mai a cédé 81 cents à 55,11 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE).

Alors que le Brent a passé l'essentiel de la séance en baisse, le marché new-yorkais a zigzagué, les cours du WTI repassant régulièrement dans le rouge ou dans le vert, pour finalement conclure sur une hausse minime, que peu d'analystes jugeaient significative.

«Les cours ont hésité, sans grandes fluctuations», a souligné Bart Melek, de TD Securities. «Depuis la fin de la semaine dernière, ils profitaient d'une dynamique qui s'est dissipée.»

«Le gros problème, cela reste la perspective d'une nouvelle hausse de l'offre», a-t-il jugé. «L'Arabie saoudite compte continuer à produire une dizaine de millions de barils par jour, et on s'attend à une nouvelle hausse des réserves américaines de brut.»

Le département américain de l'Energie (DoE) publiera mercredi ses chiffres hebdomadaires sur les réserves pétrolières américaines, qui, dans les données officielles de la semaine précédente, avaient encore bondi à leur plus haut niveau depuis 1930, et particulièrement augmenté dans le terminal de Cushing, dans l'Oklahoma, référence des cours du WTI. 

À ce rythme, «on craint que les réserves atteignent en avril les limites des capacités de stockage aux États-Unis», a prévenu M. Melek. 

Avant le DoE, la fédération professionnelle American Petroleum Institute (API) publiera mardi soir ses propres chiffres, qui sont généralement scrutés avec intérêt par les analystes même s'ils y accordent moins de crédit qu'aux statistiques officielles.

Le dollar reste surveillé 

Sur le plan international, «plusieurs sujets géopolitiques restent en embuscade - même s'ils n'ont pas forcément (eu) d'influence sur les cours d'aujourd'hui - à la veille de la reprise des négociations sur le programme nucléaire iranien, et au moment où les violences s'aggravent au Yemen, voisin de l'Arabie saoudite», a par ailleurs annoncé Matt Smith, de Schneider Electric.

Le Brent a plus particulièrement pâti du fait que «les chargements de brut depuis la mer du Nord et la Russie devraient augmenter dans les mois qui viennent, en comparaison avec l'année dernière, alors que les raffineries en Europe vont commencer à s'arrêter pour cause de maintenance (ce qui se traduit par une baisse de la consommation de brut, NDLR)», a précisé Abishek Deshpande, analyste chez Natixis.

Désormais, le milieu de semaine «devrait voir deux tendances s'affronter», a jugé Bob Yawger, de Mizuho Securities. «D'un côté la corrélation inverse entre la faiblesse du dollar et le marché pétrolier, et de l'autre les (...) réserves américaines, attendues en hausse.»

Comme les échanges pétroliers sont libellés en monnaie américaine, ils redeviennent plus intéressants pour les investisseurs, car le billet vert, monté à un très haut niveau en début d'année, s'affaiblit franchement depuis la fin de la semaine dernière, même s'il s'est stabilisé mardi. 

«On ne peut exclure un nouveau déclin du dollar, qui pourrait encourager l'appétit pour le risque à travers les matières premières, dont le pétrole brut», a commenté Tim Evans, de Citi.

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