La Fonderie Brunswick fermera ses portes d'ici la fin de l'année

Publié le 13/11/2019 à 10:19, mis à jour le 13/11/2019 à 16:16

La Fonderie Brunswick fermera ses portes d'ici la fin de l'année

Publié le 13/11/2019 à 10:19, mis à jour le 13/11/2019 à 16:16

Par La Presse Canadienne

(Photo: 123RF)

La compagnie Glencore Canada a annoncé mercredi matin la fermeture permanente, d’ici la fin de l’année, de la Fonderie Brunswick, à Belledune, au Nouveau-Brunswick, qui emploie 420 travailleurs.

Glencore soutient que la fonderie de plomb, qui a ouvert en 1966, n’est plus rentable depuis la fermeture en 2013 de la mine Brunswick, qui fournissait à proximité du zinc et du plomb. La multinationale suisse assure qu’elle souhaite offrir des prestations de retraite et des indemnités de départ aux travailleurs concernés, ou la possibilité d’emplois dans d’autres sites de Glencore au Canada et dans le monde, l’entreprise est présente dans 35 pays.

« Au cours des trois dernières années, l’usine a perdu en moyenne 30 millions $ par an, plus les investissements en immobilisations nécessaires », a soutenu mercredi le porte-parole de Glencore Canada, Alexis Segal. L’entreprise importait depuis 2013 des concentrés du monde entier pour les traiter à Belledune, mais en raison des coûts de transport et de la concurrence accrue, il était impossible de rentabiliser ces activités, soutient M. Segal.

« Toutes les fonderies de plomb en Occident qui ne sont pas liées à une mine captive sont en difficultés », a-t-il déclaré en entrevue. « Les Chinois ont construit de nombreuses fonderies de plomb au cours des dernières années et s’approprient l’essentiel du concentré disponible. »

La fonderie de Belledune cessera ses activités d’ici Noël, mais M. Segal a indiqué que la mise hors service et la réhabilitation du site prendront quelques années. Il faudra d’abord procéder à des études, y compris l’évaluation des sols.

La fonderie Brunswick offrait depuis 1966 des emplois précieux le long de la côte nord du Nouveau-Brunswick. Le maire de Belledune, Joe Noel, a appris la fermeture mercredi matin lors d’une rencontre avec des représentants de Glencore. « C’est un coup dur pour tout le nord du Nouveau-Brunswick », a-t-il déclaré en entrevue. « C’est dévastateur, mais nous sommes des gens résilients. Nous ferons ce que nous devons faire. »

Il a ajouté que bien que la fermeture frappe surtout durement son patelin d’environ 1400 habitants, de nombreux employés de la fonderie viennent d’aussi loin que Bathurst et Campbellton. Le maire Noel a rappelé que le port de Belledune travaillait d’arrache-pied pour attirer de nouvelles entreprises et qu’il aimerait voir si l’un des bâtiments de la fonderie pourrait être utilisé par d’autres entreprises.

Près de 280 travailleurs de la fonderie de Belledune avaient été mis en lock-out par Glencore le 24 avril dernier. Le syndicat des Métallos affirme que le conflit de travail porte principalement sur le maintien des normes de santé et sécurité. Pour sa part, l’employeur soutient que la décision de fermer le site de Belledune n’a rien à voir avec le conflit de travail.

Une cinquantaine de travailleurs en lock-out de la fonderie Brunswick effectuaient d’ailleurs mercredi une tournée des installations de Glencore dans la région de Montréal : le siège social de Mine Raglan à Laval, la Fonderie générale, dans l’arrondissement Lachine, à Montréal, et l’affinerie de cuivre CCR, à Montréal-Est.

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