Delek US s'intéresse toujours à la raffinerie de Shell à Montréal-Est

Publié le 20/07/2010 à 12:48

Delek US s'intéresse toujours à la raffinerie de Shell à Montréal-Est

Publié le 20/07/2010 à 12:48

Par Alexandre Paillé

Photo : Bloomberg

Delek US Holdings a déclaré devant un comité de la Chambre des communes qu’elle est toujours intéressée à acheter la raffinerie Shell de Montréal-Est malgré l'échec des négociations le mois dernier.

«Nous sommes toujours intéressés» par l'achat de la raffinerie, a affirmé le président de Delek US Jim Boles. «Nous voulons cette raffinerie», a-t-il ajouté.

Rappelons que, selon Le Devoir, Delek US aurait offert 420 millions de dollars pour la raffinerie et les stations service de Shell au Québec et dans les provinces maritimes. M. Boles a confirmé que Delek avait offert 150 millions de dollars pour la raffinerie de Montréal, mais que sa société n'avait pas fait d'offre formelle afin d’acheter également les stations-service de shell.

Plus tôt aujourd'hui, Delek US a toutefois déclaré dans un communiqué qu'elle ne considérait plus l'achat de l’installation possible et qu’elle ne discutait plus avec Shell Canada. Questionné sur cette affirmation, M. Boles a déclaré que les pourparlers entre Delek et Shell au sujet de la raffinerie étaient rompus, mais qu’il serait prêt à entamer de nouvelles discussions.

Shell avare de commentaires

Bombardée de questions devant le comité qui tente de déterminer les raisons qui l’ont poussé à vouloir fermer sa raffinerie de Montréal-Est, la pétrolière Shell est restée avare de commentaires.

«Shell a fait d'importants efforts pour vendre la raffinerie de Montréal malgré un environnement économique difficile», a affirmé Richard Oblath, vice-président de Shell responsable des fusions, acquisitions et dessaisissements devant les parlementaires. «Pas un seul des 100 acheteurs potentiels n’a vu un avenir acceptable pour ce site en tant que raffinerie.» M. Oblath a ajouté qu’en plus du coût d’achat, un investissement de 600 millions de dollars serait nécessaire pour que la raffinerie soit concurrentielle.

Shell a par ailleurs refusé de fournir des détails sur les discussions qu’elle a eues avec d’éventuels acquéreurs pour la raffinerie qui peut traiter environ 130 000 barils de pétrole par jour.

Des représentants de du Bureau canadien de la concurrence et de IBS Capital doivent aussi témoigner dans la journée. L’ancien ministre conservateur, Michael Fortier, qui dirigeait un comité spécial pour trouver un acheteur doit aussi comparaître devant le comité des communes.

Pendant ce temps à Montréal-Est…

La semaine dernière, la Cour supérieure du Québec a prolongé jusqu'au 10 septembre son ordonnance empêchant Shell Canada de procéder au démantèlement de sa raffinerie à Montréal-Est.

La dernière livraison de pétrole vers la raffinerie de Shell à Montréal-Est, en activité depuis 77 ans, devrait avoir lieu en août. Quant au démantèlement, il est prévu pour novembre.

Environ 500 personnes travaillent à la raffinerie, dont quelque 330 sont syndiquées. De plus, jusqu'à 400 entrepreneurs y sont à l'oeuvre, après avoir été embauchés pour divers projets.

Environ 2500 emplois indirects dépendent des activités de la raffinerie, qui génère quelque 240 millions $ en retombées pour Montréal.

À peu près 30 personnes travailleront au terminal d'importation, lequel sera destiné à la distribution de produits de Shell, une fois la conversion complétée, dans environ un an.

Après cette conversion, Shell disposera de deux raffineries au Canada, l'une à Sarnia, en Ontario, et l'autre à proximité d'Edmonton. Shell Canada importe également des produits raffinés d'autres installations ailleurs dans le monde.

L'Administration portuaire de Montréal a indiqué que Shell Canada lui avait dit de s'attendre à l'arrivée de 70 bateaux par année transportant du pétrole raffiné.

Selon PC et Bloomberg.

 

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