Quebecor veut vendre Jobboom

Publié le 17/12/2009 à 16:02

Quebecor veut vendre Jobboom

Publié le 17/12/2009 à 16:02

Une quinzaine d'acheteurs pour Jobboom auraient été identifiée jusqu’à présent. Photo : DR

Quebecor Media a décidé de vendre Jobboom, propriétaire du portail de recrutement, de la maison d’édition (ex-édition Ma Carrière) et du mensuel du même nom.

PLUS: À vendre: Jobboom est à la traîne au Canada

PLUS: Quebecor cherche avant tout à tester le marché

En effet, selon les informations recueillies par LesAffaires.com, sa filiale Canoë tenterait depuis un moment déjà de vendre l’entité, en tout ou en partie, auprès de différents acteurs de l’industrie.Au cours des dernières semaines, les employés des différentes entitées de Jobboom à Montréal ont été informés de la situation par leurs supérieurs qui ont tenté de se faire rassurants.

Une quinzaine d’entreprises auraient été identifiées jusqu’à présent, mais aucune ne serait encore parvenue à s’entendre avec les vendeurs. Selon les informations obtenues, les activités de Jobboom cadreraient mal dans les plans d’avenir de Sun Media, dont l’influence grandissante se fait chaque jour plus importante au sein de Quebecor Media.

Jobwings guère surpris

La direction de Quebecor n’a ni confirmé, ni nié la nouvelle. Jointe en matinée, Isabelle Dessureault, la vice-présidente, Affaires publiques de Quebecor Media, n’avait pas encore retourné nos appels en fin de journée.

Mais pour Manuel Francisci, président de Les Carrières Jobwings, un propriétaire de portails spécialisés de recherche d'emploi au Canada, la confirmation de cette nouvelle ne serait guère surprenante. N'ayant pas réussi à s'imposer au Canada anglais, dominés par des joueurs comme Workopolis et Monster, M. Francisci estime que le retrait stratégique de Quebecor dans ce marché «ferait du sens».

Au cours des derniers mois, ce dernier avait d'ailleurs remarqué l'absence de Jobboom dans les grands salons canadiens de ressource humaine. «C'est comme s'ils avaient décidé de laisser tomber le morceau», remarque-t-il, L'absence des représentants de Quebecor avaient été remarquée notamment  aux derniers rassemblement de ressource humaine de Halifax et de Calgary.

Réseau Contact aussi à vendre ?

Par ailleurs, Branchez-Vous, le portail de nouvelles de BV Média, soutenait hier après-midi que Canoë cherchait également à vendre son site de rencontre Réseau Contact.

Bien que rentable au Québec, reseaucontact.com, ne serait pas parvenu à séduire les internautes du reste du pays avec sa version anglophone flirt.com. Quebecor n'a pas non plus confirmé cette information.

Des départs qui s’accumulent

Au cours des dernières semaines, Quebecor Media a procédé à l’intégration de ses équipes après que la structure corporative de Canoë ait été démantelée à la faveur de la fusion avec Sun Media.

Depuis cette fusion, les départs s’accumulent. Michel Goyette, vice-président finance et Marcel Sanscartier, vice-président opération, ont tous deux annoncé leur départ. Il en va de même de Bruno Leclaire, ex-cofondateur de Jobboom, devenu jusqu'à son départ, directeur général de Canoë.

 

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