Le 24 janvier 2009, 253 syndiqués étaient mis en lock out au Journal de Montréal

Publié le 24/01/2011 à 08:26, mis à jour le 24/01/2011 à 09:07

Le 24 janvier 2009, 253 syndiqués étaient mis en lock out au Journal de Montréal

Publié le 24/01/2011 à 08:26, mis à jour le 24/01/2011 à 09:07

Par La Presse Canadienne

Photo : Bloomberg

Deux ans sans leur salle de rédaction, sans voir leur nom dans leur journal. Les 253 syndiqués du Journal de Montréal vivront lundi les deux ans bien sonnés du lock-out déclenché par leur employeur.

Malgré le lock-out, le Journal de Montréal n'a jamais cessé d'être publié depuis le 24 janvier 2009. Il est alimenté par le travail des cadres du quotidien, de chroniqueurs pigistes et celui des journalistes des autres médias propriétés de Quebecor.

Ce conflit, d'une durée exceptionnelle pour un média, a provoqué la présentation d'un projet de loi par l'opposition péquiste, un boycottage du quotidien, des jugements des tribunaux, des appuis publics d'autres syndicats de journalistes et d'autres organisations syndicales, plusieurs manifestations et une commission parlementaire à venir à Québec.

René Vézina : Deux ans de lock-out au Journal de Montréal, le blâme à la CSN et à PKP

Bien qu'exceptionnellement long, le conflit de deux ans au Journal de Montréal ne bat pas tous les records. Dans le dernier relevé officiel du ministère québécois du Travail, en novembre dernier, on trouve deux conflits qui étaient encore en cours et qui avaient débuté avant celui du Journal de Montréal, soit deux lock-out déclenchés en octobre 2007 et juillet 2008 dans le secteur alimentaire et touchant beaucoup moins de salariés.

Un média n'est toutefois pas une entreprise comme une autre, puisque sa mission est d'informer le public et qu'il est, de ce fait, un rouage de la démocratie.

"C'est le plus long conflit dans les médias au Québec, le plus long conflit des médias de papier au Canada, si je ne me trompe pas, ce qui est tout à fait navrant", a commenté en entrevue le président du Syndicat des travailleurs de l'information du Journal de Montréal, Raynald Leblanc.

"Dans le milieu des médias, les conflits qui durent interpellent plus, parce que ça met en exergue les monopoles des groupes médiatiques", a souligné de son côté Laurence Léa Fontaine, professeur de droit à l'Université du Québec à Montréal.

Les négociations "intensives" entre les parties ont repris mercredi dernier, mais M. Leblanc n'ose plus annoncer un revirement de situation. "Pour ce qui est de parler d'espoir, on verra au bout de l'exercice."

Certains de ses collègues ont fait des dépressions; d'autres sont tombés malades; d'autres ont perdu leur maison; certains ont divorcé. Deux ans dans l'incertitude, c'est long.

"Ça a été très difficile", admet M. Leblanc, malgré le site Web d'information Rue Frontenac, qui a permis de garder la mobilisation des lock-outés et qui a même enfanté un journal papier.

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