L'homme d'affaires Louis Lagassé condamné à trois ans de prison en France

Publié le 16/01/2020 à 12:01

L'homme d'affaires Louis Lagassé condamné à trois ans de prison en France

Publié le 16/01/2020 à 12:01

Par AFP

(Photo: 123RF)

L’homme d’affaires de Sherbrooke Louis Lagassé a été condamné jeudi par le tribunal correctionnel de Quimper à trois ans de prison et 375 000 euros d’amende pour banqueroute et abus de biens après la liquidation en 2012 d’une société qu’il avait rachetée en 2005 dans le Finistère.

Le tribunal a également condamné l’homme de 72 ans, qui n’était pas présent lors du délibéré, à « une interdiction définitive d’exercer une activité commerciale ou industrielle, de diriger, administrer, gérer ou contrôler une entreprise ou une société ». 

Le tribunal n’a pas prononcé de mandat de dépôt à son encontre.

Louis Lagassé, à la tête du groupe canadien GPV spécialisé dans les télécommunications sécurisées, « a été opéré le 22 décembre », a justifié son avocat Kossi Amavi devant le tribunal, précisant que, depuis, le prévenu se déplaçait en fauteuil roulant.

Le parquet avait requis à son encontre le 28 octobre dernier une peine de trois ans d’emprisonnement et une amende de 75 000 euros.

L’homme d’affaires était à la tête de la société Lagassé communication et industries (LCI), basée à Douarnenez (Finistère) et spécialisée dans la fabrication d’équipements de communications, depuis son rachat à une filiale du groupe EADS en 2005. La société employait 220 personnes.

Mais l’entreprise avait été liquidée en décembre 2012. La majeure partie des salariés avait été reprise par la société Eolane, mais 39 avaient été licenciés pour motif économique.

« Louis Lagassé, par ses agissements, commis sur une longue période, a appauvri une personne morale, au point de la rendre si exsangue que le tribunal de commerce n’a pu que décider de sa liquidation judiciaire », indique le tribunal dans son jugement.

« Cette décision tant attendue est très satisfaisante », a réagi au terme du délibéré l’avocate des 21 anciens salariés licenciés qui se sont portés parties civiles, Dominique Le Guillou Rodrigues.

« Monsieur Lagassé clame toujours son innocence », a pour sa part assuré Me Amavi. « Il a fait ce que tout homme qui gère une société doit faire », a-t-il indiqué, estimant que ce « procès n’aurait pas eu lieu au Canada, ni ailleurs en Europe ». « On peut considérer qu’à un moment donné il y a une somme d’argent qui est venue d’une société vers une autre et que ce n’est pas légal ici alors que ça l’est ailleurs », a-t-il poursuivi. 

L’homme d’affaires a dix jours pour éventuellement interjeter appel de la décision rendue.

Au civil, le septuagénaire a notamment été condamné, toutes sommes cumulées, à verser quelque 180 000 euros de dommages et intérêts aux salariés licenciés.

 

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