Journaux Gesca: des coupes de 50% et un CA le 2 juin

Publié le 22/05/2014 à 18:33

Journaux Gesca: des coupes de 50% et un CA le 2 juin

Publié le 22/05/2014 à 18:33

Par François Pouliot

Guy Crevier doit valider son plan d'affaires avec La Presse + avant de prendre une décision. Une fois qu'une décision sera prise, il pourrait s'écouler de 12 à 14 mois avant que les différents journaux ne soient inclus dans la Presse +.

C'est 50% de l'effectif des journaux régionaux de Gesca qui devrait être éliminé à la suite de leur intégration au quotidien numérique La Presse +. L'entreprise doit tenir un conseil d'administration le 2 juin où seront présentées les options offertes quant à l'avenir des journaux, et où l'éditeur Guy Crevier fera valoir le scénario privilégié de l'intégration.

Divers scénarios d'avenir ont été présentés aux syndicats des journaux de Gesca lors d'une rencontre tenue en début de semaine, mais un seul permettait réellement la continuité des activités des entités médias, celui de l'intégration à La Presse +.

Des informations ont circulé en journée jeudi à l'effet que l'opération pourrait conduire à l'élimination de 75% des 600 emplois que comptent les quotidiens d'ici deux ans.

Des sources ont cependant indiqué à Les Affaires que l'attrition d'effectif envisagé par Gesca est plutôt de 50%. Et il n'y a pas encore d'échéancier sur la fin des éditions papiers.

"Monsieur Crevier doit valider son plan d'affaires avec La Presse + avant de prendre une décision. Il faut que ce soit rentable. Une fois qu'une décision sera prise, il pourrait s'écouler de 12 à 14 mois avant que les différents journaux ne soient inclus dans la Presse + sous la forme d'onglets (au nom de chacun)", explique-t-on.

Les coupes dans les effectifs ne toucheraient pas nécessairement également tous les journaux, et tous les départements. Ceux de la paie, de la documentation et de certains services administratifs seront consolidés.

"Monsieur Crevier nous a dit vouloir continuer à avoir des salles de rédaction et des services publicitaires forts", a indiqué Yves Poulin, président par intérim du syndicat du Soleil de Québec, sans toutefois vouloir s'avancer sur le chiffre d'une coupe de 50%.

Monsieur Poulin a précisé que Guy Crevier s'était dit sensible à l'avenir de l'information régionale.

Le 2 juin, l'éditeur devrait présenter le projet d'intégration au conseil d'administration de Gesca. Une autre rencontre, plus décisionnelle celle-là, devrait avoir lieu en décembre, alors que le projet de La Presse + sera davantage avancé dans le temps.

Le nouveau quotidien numérique semble être un succès populaire avec plus de 500 000 téléchargements de l'application.

Sa popularité auprès des annonceurs est cependant inconnue. Des sources indiquent que Gesca n'obtiendrait pas le niveau de publicité nationale souhaité à l'extérieur du Québec et chercherait une façon d'accroître l'enthousiasme des agences de Toronto, là où se trouve une bonne partie du marché national.

Des équipes du Toronto Star ont dernièrement débarqué à La Presse afin de se familiariser avec la Presse +. Ils étudieraient la possibilité d'adopter le modèle d'affaires en partie. Pareille adoption pourrait être bénéfique au projet en ce que les mêmes publicités (traduites) pourraient transiter sur plus d'une plateforme.

Pendant ce temps, les syndicats des journaux régionaux continuent de sonder leurs membres.

"Il n'y a pas de votes de prévus. Le but est surtout d'informer les gens de notre rencontre avec la direction de Gesca et de recueillir leurs commentaires. Ce qui nous permettra probablement de moduler la position que l'on prendra par rapport à ce projet. Nous avons cependant déjà manifesté notre ouverture et notre flexibilité à Guy Crevier", a indiqué jeudi le porte-parole du mouvement syndical Unifor et journaliste à La Tribune, Alain Goupil.

Gesca compte six quotidiens régionaux: Le Soleil (Québec), Le Nouvelliste (Trois-Rivières), Le Quotidien (Saguenay), Le Droit (Ottawa), La Tribune (Sherbrooke) et La Voix de l'Est (Granby).

 

À la une

Le prix médian pour un condo à Montréal atteint 436$/pi2 en 2020

BLOGUE INVITÉ. Le prix médian au pi2 des copropriétés sur l'île de Montréal a grimpé de 14% en 2020.

Le rendement de la CDPQ en 2020 est sous son indice de référence

Mis à jour il y a 52 minutes | La Presse Canadienne

Il s’agit de la moins bonne performance du bas de laine des Québécois depuis 2018.

CDPQ: une gestion de l'innovation à trois niveaux

SPÉCIAL INNOVATION. Gérer l’innovation au sein d’une organisation aussi vaste que la CDPQ n'est pas une mince tâche.