François Gagnon, le chercheur entrepreneur


Édition du 10 Octobre 2015

François Gagnon, le chercheur entrepreneur


Édition du 10 Octobre 2015

« Aujourd’hui, la technologie permet de développer toutes sortes d’applications au service des besoins des citoyens »,souligne François Gagnon.

«La proportion de professeurs d'université qui ont la fibre entrepreneuriale est plus élevée que celle de la population en général», affirme François Gagnon. Enseignant et chercheur à l'École de technologie supérieure (ÉTS), il se définit lui-même comme un entrepreneur. Il n'a d'ailleurs pas ménagé ses efforts pour faire sortir le fruit de ses recherches des murs de l'université.

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L'histoire débute dans les années 1990, alors que la Canadian Marconi Corporation, aujourd'hui Ultra Electronics, veut mettre au point une nouvelle génération de radio haute capacité pour répondre à un appel d'offres de l'armée américaine.

En compagnie de trois autres professeurs, François Gagnon met au point une radio complètement configurable par logiciel. Une innovation qui permet d'améliorer les communications, entre autres en zone de combat.

«Le fait qu'on puisse reconfigurer cette radio par logiciel permet de lui donner plusieurs personnalités, par exemple celle d'une vieille radio analogique, explique le professeur au Département de génie électrique. Il est donc possible de reconfigurer la bande de débit dans laquelle elle opère, son débit de transmission ainsi que la forme d'onde utilisée.»

Communications en situation d'urgence

La fiabilité et la performance de ce produit en ont fait la radio militaire de haute capacité la plus vendue dans le monde, en plus d'avoir remporté plusieurs prix scientifiques. Cette innovation a permis à Ultra Electronics de se hisser au rang de chef de file dans ce marché.

Forte de cette union entre entreprise et monde universitaire, l'entreprise a d'ailleurs décidé de créer une Chaire de recherche avec l'ÉTS, la Chaire de recherche industrielle CRSNG-Ultra Électronique SCT en communication sans fil. François Gagnon en est le titulaire depuis sa mise sur pied, en 2001.

De privée, elle est passée au statut de Chaire industrielle CRSNG en 2009. À ce titre, elle est financée à hauteur de 265 000 $ par année, de 2015 à 2020, et ce, à parts égales par le gouvernement fédéral et par l'entreprise.

Aujourd'hui, la vingtaine de chercheurs qui y oeuvrent s'intéressent aux communications sans fil en situation d'urgence. Dans de tels cas, comme pendant une catastrophe, ces systèmes sont très sollicités et flanchent parfois.

Les chercheurs étudient donc toutes les façons d'augmenter la performance et la fiabilité des systèmes. Par exemple, l'équipe a fait des essais avec la Marine canadienne pour améliorer les communications sans fil sur l'eau. «On a réussi à trouver une façon d'augmenter la portée des liaisons radio, leur débit ainsi que leur puissance», explique François Gagnon.

Un développement technologique qui déborde le simple cadre militaire. «Cela pourrait être utile, entre autres, pour le gouvernement du Québec, qui collecte des données environnementales grâce à des bouées dans le fleuve Saint-Laurent.»

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