De boutique de photo à géant des médias

Publié le 23/06/2007 à 00:00, mis à jour le 16/03/2012 à 10:42

De boutique de photo à géant des médias

Publié le 23/06/2007 à 00:00, mis à jour le 16/03/2012 à 10:42

Par Dominique Beauchamp

Gérer en "bon père de famille"

Ayant elle-même conservé la fibre entrepreneuriale de ses débuts et cultivé l'approche de bon père de famille dans la conduite de ses affaires, Astral Média a tour à tour été le prétendant de choix pour les propriétaires de Radiomutuel en 1999 et des stations radio de Télémédia en 2002.

Comble de bonheur, Astral n'a pas eu à faire des pieds et des mains pour ces deux acquisitions. "Ils nous ont simplement signifié leur intention de vendre en sollicitant notre intérêt", dit Ian Greenberg.

Cette culture de famille se perpétue puisque Normand Beauchamp, l'un des deux actionnaires contrôlants de Radiomutuel qui a sollicité l'offre d'Astral, siège toujours au conseil d'Astral.

Gary Slaight, fils d'Allan Slaight qui a acquis Standard en 1985, et président, entrera aussi au conseil d'Astral à la clôture de la transaction en janvier 2008. M. Slaight obtiendra 9 % des actions d'Astral dans la transaction.

Si Radiomutuel a été sa porte d'entrée dans la radio, en télé spécialisée et en affichage extérieur et Télémédia celle en radio anglaise, Standard Radio permet aujourd'hui à Astral de réaliser une de ses grands ambitions : devenir une société média vraiment nationale. Ne manque plus que l'aval du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes.

Standard propulse en effet Astral au premier rang radio en termes de revenus, de nombres de stations, de bénéfice d'exploitation et d'heures d'écoute hebdomadaires.

D'autant que "l'entreprise ne pouvait espérer croître davantage au Québec. Elle n'avait d'autre choix que d'élargir son champ d'action", dit Daniel Giroux, secrétaire général du Centre d'études sur les médias de l'Université Laval.

Astral s'est toutefois bien gardée d'inclure la participation de Standard (25 %) dans le radiodiffuseur par satellite Sirius Canada.

"La radio satelllite est un produit de niche qui le restera et ne remplacera jam ais la radio traditionnelle", estime Ian Greenberg. Il ne voit pas non plus Internet comme une menace, mais comme "une occasion d'affaires et une extension naturelle de nos activités".

L'affichage extérieur sort aussi du Québec

Déjà chef de file canadien de la télévision spécialisée et leader en radio, Astral nourrit les mêmes ambitions pour sa troisième division, l'affichage publicitaire extérieur.

Or, l'entreprise se rapproche de son objectif puisqu'elle vient d'être choisie pour fournir et gérer 26 000 pièces de mobilier urbain (bornes, bancs publics, etc.) et 8 000 panneaux publicitaires pour la Ville de Toronto pendant les 20 prochaines années. Une gifles aux filiales des géants américains Viacom CBS Outdoor et Clear Channel Outdoor, à qui le contrat a échappé.

Ce pacte d'un milliard et demi de dollars permet aussi à sa division d'affichage extérieur de s'affranchir du Québec et lui donne les moyens d'offrir aux annonceurs deux vitrines complémentaires et efficaces, dans deux des plus gros marchés au pays, fait valoir l'analyste Andrew Mitchell, chez Scotia Capital.


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