Arianna Huffington: non aux murs payants, oui à la conversation

Publié le 15/09/2011 à 17:20, mis à jour le 16/09/2011 à 15:18

Arianna Huffington: non aux murs payants, oui à la conversation

Publié le 15/09/2011 à 17:20, mis à jour le 16/09/2011 à 15:18

[Photo : Bloomberg]

Arianna Huffington n'a pas l'intention d'instaurer un mur payant sur le site du Huffington Post et elle croit plus que jamais à la pertinence d'un contenu accessible sur le plus grand nombre de plates-formes possibles, générant le plus de «conversations» possibles.

«Depuis nos débuts en 2005, nous avons généré 100 millions de commentaires sur notre site», dit la fondatrice et rédactrice en chef du Huff Post. Elle était aujourd'hui l'invité du Rendez-Vous des médias, à Montréal, organisé par Infopresse. Avec beaucoup d'humour et d'aplomb, l'une des plus célèbres blogueuses de la planète a expliqué devant une salle bondée ses vues sur les médias en général et le sien en particulier. «On a grossit en invitant les gens à entrer dans la conversation.»

Fusion avec AOL

Le Huffpost a fusionné cette année avec le géant AOL, a-t-elle dit, pour pouvoir continuer de croître, notamment sur la scène locale, «une bonne part de l'avenir du web», mais aussi international. Le HuffPost Canada a été lancé cet été et des versions françaises, espagnoles, brésiliennes -et québécoises- le seront sous peu. « Ç'aurait été impossible sans cette fusion avec AOL, a-t-elle dit. Nous n'avions pas assez de ressources.»

Le HuffPost est cependant une créature rentable, assure-t-elle, qui vit de ses pubs, se nourrit de centaines de blogueurs bénévoles, mais aussi, de plus en plus, d'un staff de reporters maison que Mme Huffington assure être bien rémunéré.

Savoir se débrancher

Arianna Huffington a expliqué avoir lancé sa plate-forme, en 2005, afin de donner la parole au plus de personnes possibles, l'essence même du web 2.0. «La libre-expression de tout un chacun est devenu le nouvel entertainment. Les gens veulent produire de l'information et obtenir des réactions.»

Selon elle, la presse écrite papier n'est pas condamnée à disparaître, loin s'en faut. Tourner les pages d'un magazine ou d'un quotidien est un réflexe atavique, croit-elle. Mais les mondes digital et réel seront de plus en plus imbriqués, les modèles d'affaires réussis seront ceux qui auront réussi la convergence et le multi-plateforme. 

La reine du web a exhorté les gens... à savoir se débrancher. «Il faut apprendre à se déconnecter d'internet, dit-elle, pour mieux se connecter à nous-mêmes. Ne laissez pas vos cellulaires allumés à côté de votre lit!»

L'avenir sera social, dit-elle. Tant dans le monde virtuel que réel. Deux tendances contradictoires en apparence, mais qui convergent vers le même but: la conversation. 

 

 

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