Trois acteurs de la révolution technologique dans la transformation du bois


Édition du 13 Avril 2022

Trois acteurs de la révolution technologique dans la transformation du bois


Édition du 13 Avril 2022

Par François Normand

Simon Potvin (Photo: courtoisie)

Qui: Simon Potvin, président de la Division de la transformation du bois

 

Entreprise: Bid Group 

Secteur: fabrication de technologies et de solutions intégrées pour transformer le bois 

Leader nord-américain dans son domaine, Bid Group construit des usines de transformation du bois à la fine pointe de la technologie et modernise aussi des usines existantes au Canada et aux États-Unis.

« Nous avons 14 sites en Amérique du Nord, dont 9 usines et 5 centres de services-distribution », dit Simon Potvin. L’entreprise de Saint-Georges, dans la Beauce, exploite trois marques (Comact, Deltech et Oper8), dont les produits se retrouvent dans les usines de transformation du bois.

Comact conçoit des équipements pour optimiser la transformation du bois, automatiser les procédés, puis contrôler les opérations dans les scieries et les usines de rabotage.

Deltech fabrique des séchoirs en continu et en lots, ainsi que des systèmes alimentés par la biomasse et des usines de granules.

Oper8 offre quant à elle une solution pour l’Internet des objets conçue spécifiquement pour l’industrie de la transformation du bois, aidant les usines forestières à faire leur virage numérique vers l’industrie 4.0.

 

Patrick Leblanc (Photo: courtoisie)

Qui: Patrick Leblanc, vice-président aux opérations

Entreprise: Matériaux Blanchet 

Secteur: production de bois d’œuvre 

Ce producteur de bois d’œuvre exploite deux complexes de transformation du bois, soit à Saint-Pamphile (en Chaudière-Appalaches, à cheval sur la frontière canado-américaine) et à Amos (en Abitibi-Témiscamingue).

Au fil des ans, Matériaux Blanchet a investi 60 M$ pour moderniser ses deux usines afin de les doter des meilleures technologies, notamment des caméras et des lasers. Ce sont des investissements importants, car les revenus combinés des usines sont supérieurs à 150 M$.

Le jeu en valait largement la chandelle, affirme Patrick Leblanc. « On peut faire plus avec moins », dit-il, en ajoutant que l’automatisation procure davantage de flexibilité dans la production.

L’usine de Saint-Pamphile emploie 150 personnes, tandis que sa capacité de production s’élève à plus de 150 millions pmp par année. L’usine d’Amos compte 180 travailleurs, et sa capacité s’élève aussi à 150 millions pmp.

La moitié du bois que Matériaux Blanchet transforme provient des forêts canadiennes, tandis que l’autre moitié est achetée aux États-Unis.

 

 

Qui: David Hamel, directeur d’usine

Entreprise: Clermond Hamel

Secteur: production de bois d’œuvre

David Hamel fait partie de la cinquième génération à occuper un poste de direction de cette entreprise familiale fondée en 1890 par Alphonse Hamel, et dont le président est actuellement Carmin Hamel.

Outre ses investissements en vue de devenir un jour une scierie 4.0, Clermond Hamel collabore avec FPInnovations, un organisme privé sans but lucratif qui aide le secteur forestier à devenir plus compétitif.

« Nous sommes dans un projet pilote sur le 4.0 », explique David Hamel. L’unique usine de Clermond Hamel s’est automatisée, et la prochaine étape consiste à faire en sorte que les machines communiquent entre elles.

Dans sa longue histoire, la PME estime que l’année 1991 marque le début de l’ère de l’optimisation des procédés de production. Aujourd’hui, l’usine produits 120 millions pmp par année.

Une statistique montre tout le chemin parcouru en matière d’efficacité depuis une cinquantaine d’années. Actuellement, Clermond Hamel produit en sept jours ce qui prenait un an en 1970.

La scierie transforme le bois résineux (sapin et épinette) en bois de construction, qu’elle vend sur les marchés canadien et américain.

 

À lire aussi:

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Comment le reste du secteur manufacturier peut-il s’inspirer de cette révolution?

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