La majorité des PME prennent un virage 4.0, mais plusieurs sont en retard

Publié le 28/04/2022 à 13:30

La majorité des PME prennent un virage 4.0, mais plusieurs sont en retard

Publié le 28/04/2022 à 13:30

Par François Normand

«Les freins résident généralement dans la culture organisationnelle ou dans le manque de connaissances liées au processus», fait remarquer Raymond Chabot Grant Thornton dans un communiqué. (Photo: Getty Images)

Une forte majorité des PME du Québec (78 %) affirment avoir amorcé un virage numérique 4.0, et 94 % d’entre elles l’identifient même comme une priorité stratégique à moyen terme. En revanche, une entreprise sur quatre estime être peu avancée, voire en retard.

Voilà le principal constat d’un sondage SOM effectué pour Raymond Chabot Grant Thornton, rendu public ce jeudi 28 avril. Le sondage a été réalisé auprès de 300 PME québécoises (employant de 30 à 499 employés) entre le 11 novembre 2021 et le 14 janvier 2022.

La transformation numérique ou le manufacturier 4.0 va plus loin que l’automatisation ou la robotisation des processus de production. Cette révolution implique aussi que les systèmes mécanisés ou les machines communiquent entre elles, disent les spécialistes.

Si les gains d’une telle révolution sont nombreux et largement connus (gains de productivité, meilleure compétitivité, atténuation de la pression sur la main-d’œuvre, etc.), plusieurs PME tardent toutefois encore à prendre ce virage technologique.

«Les freins résident généralement dans la culture organisationnelle ou dans le manque de connaissances liées au processus», fait remarquer Raymond Chabot Grant Thornton dans un communiqué.

Selon la firme, c’est la « nécessité opérationnelle » – comme la pénurie de la main-d’œuvre ou l’intensité de la concurrence – qui représente la principale motivation pour amorcer une transformation numérique.

 

L'importance du diagnostic ou de l'audit 4.0

Depuis longtemps, le Regroupement des entreprises en automatisation industrielle (la grappe québécoise des fournisseurs de solutions technologiques) ou Investissement Québec (le bras financier du gouvernement qui accompagne les entreprises dans leur modernisation) soulignent l’importance de réfléchir avant d’amorcer un virage numérique afin de bien évaluer les besoins et, de facto, choisir les bonnes technologies.

Raymond Chabot Grant Thornton a le même discours, rappelant que l’audit 4.0 est une «étape importante» de la stratégie organisationnelle d’une transformation numérique.

«Ce diagnostic permet de savoir si l’entreprise a la maturité numérique pour réaliser et atteindre les objectifs préalablement convenus lors de sa planification stratégique. Par la suite, selon les enjeux et les défis identifiés lors de l’audit 4.0, un plan numérique est défini, incluant une démarche structurée visant à sélectionner des solutions et à planifier la gestion du changement en lien avec les projets numériques priorisés.»

Or, relativement peu de PME québécoises réalisent un audit 4.0 avant d’amorcer leur transformation numérique, souligne la firme.

Car même si près de 80 % des entreprises québécoises sondées affirment avoir débuté leur virage 4.0, seulement 33 % d’entre elles ont réalisé ou entamé ce type de diagnostic en amont.

 

 

 

 

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