Alstom préfère GE mais laisse entrouverte la porte à d'autres offres

Publié le 30/04/2014 à 16:37

Alstom préfère GE mais laisse entrouverte la porte à d'autres offres

Publié le 30/04/2014 à 16:37

Par AFP
Le gouvernement, qui a placé la lutte contre le chômage et la désindustrialisation au coeur de son projet politique, était monté au créneau dans ce dossier, qu'il juge stratégique, en demandant notamment à Alstom de ne pas précipiter sa décision.

"Il est clair que l'Etat aura son mot à dire", a reconnu Patrick Kron lors d'un point presse téléphonique, sans cacher sa préférence pour GE.

"Nous avons une seule offre en main, qui est une offre engageante et une offre de qualité. Vous m'autoriserez à ne pas dire le contraire, puisque c'est moi qui l'ai négociée. C'est une très bonne offre. Le conseil va l'analyser et j'espère qu'il partagera mon analyse", a-t-il dit.

Celle-ci se justifie, selon M. Kron, par les difficultés d'Alstom, qui n'a pas la taille critique dans un marché énergétique européen atone.

 

Siemens améliore son offre

La division énergie emploie 65.000 personnes dans le monde, dont près de 9.000 en France (sur 18.000), pour un chiffre d'affaires de 14,8 milliards d'euros sur l'exercice 2012-2013, soit environ 70% des revenus totaux.

"Il n'y a pas le feu. Il n'y a pas de problème à court terme, mais il y avait des questions stratégiques à moyen terme", a-t-il expliqué. Il a lui-même pris contact avec GE, dont il a vanté la complémentarité des métiers avec ceux de son groupe, dans l'éolien, l'hydroélectricité ou les services.

"Nous avons commencé les discussions avec eux fin mars, et en quelques semaines elles ont abouti. Ca a été rapide, il y a eu peu de gens impliqués".

General Electric a aussi défendu son offre, que son PDG Jeffrey Immelt a qualifiée de "bonne". "Je viens avec l'esprit d'un investisseur de long terme", a-t-il assuré sur TF1 pendant que la directrice générale de GE France Clara Gaymard, assurait que cette opération signifiait que "General Electric croit dans les ingénieurs français, croit dans la technologie française, croit dans l'innovation française ..."

GE veut développer l'emploi en France et a proposé que les centres mondiaux pour ses activités turbine à vapeur, énergie hydraulique, éolien offshore et réseaux y soient localisés, tandis que le "centre d'excellence" pour les turbines à gaz resterait à Belfort.

De leur côté, les syndicats, dont une délégation a été reçue en fin de matinée au siège du groupe près de Paris, ont réitéréleur souhait que l'Etat empêche un éclatement d'Alstom, certains réclamant, à défaut, une "solution industrielle qui préserve l'emploi" dans l'énergie comme le transport.

L'avantage donné par Alstom a GE n'a pas refroidi Siemens, même si l'industriel allemand s'est dit "déçu du manque de coopération" de Patrick Kron.

Il a amélioré sa proposition préliminaire faite pendant le week-end. Il évalue dans une fourchette de 10,5 milliards à 11 milliards d'euros les activités énergie d'Alstom et propose de lui céder, en plus de ses trains à grande vitesse, son activité dans les métros et trains de banlieue.

Si le projet de GE était mené à bien, Alstom se concentrerait d'ailleurs sur ses activités emblématiques dans le transport qui, grâce au produit de la cession, bénéficieraient d'une assise financière "robuste" pour se développer.

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