Alstom préfère GE mais laisse entrouverte la porte à d'autres offres

Publié le 30/04/2014 à 16:37

Alstom préfère GE mais laisse entrouverte la porte à d'autres offres

Publié le 30/04/2014 à 16:37

Par AFP

L'industriel Alstom a préféré l'offre de l'américain General Electric pour le rachat de son importante branche énergie, mais a laissé la porte entrouverte à d'autres propositions éventuelles, dont celle de l'allemand Siemens, comme le souhaitait le gouvernement qui surveille de près le dossier.

Le conseil d'administration d'Alstom a reconnu "à l'unanimité les mérites stratégiques et industriels" de l'offre de GE d'un montant de 12,35 milliards d'euros, lors d'une réunion mardi soir étroitement suivie par l'Etat qui entend veiller à la préservation de l'emploi et au maintien d'activités stratégiques en France.

Cette annonce a fait s'envoler l'action Alstom qui a enregistré mercredi une hausse de de 9,33%, à 29,52 euros, dans un marché en recul de 0,23%.

Le fabricant de turbines électriques et de TGV va cependant mettre en place un comité d'administrateurs indépendants, pour procéder, d'ici fin mai, à "un examen approfondi de l'offre, en tenant compte des intérêts de l'ensemble des parties prenantes, y compris ceux de l'Etat français".

D'ici là, Alstom ne pourra pas solliciter d'autres offres, mais "s'est réservé le droit de répondre à des offres non sollicitées", se laissant des marges de manoeuvres, comme le souhaitait le gouvernement qui refusait d'être mis devant le "fait accompli".

Siemens, qui souhaite également racheter cette branche mais n'a pas encore formalisé d'offre, aura un accès équitable à l'information lui permettant, le cas échéant, de soumettre une offre ferme.

Le dossier "n'est pas plié", a assuré le ministre de l'Economie Arnaud Montebourg mercredi. "Nous nous sommes battus pour qu'il y ait le choix", a-t-il dit.

"Nous avons devant nous plusieurs semaines" et "le gouvernement compte utiliser ce temps pour défendre les intérêts industriels de la nation". Ce dernieravait reproché à Alstom de ne pas l'avoir tenu informé des négociations en cours avec GE, dévoilées par la presse la semaine dernière.

"Nous avons été entendus, c'est cela qui me paraît essentiel", s'est félicité le Premier ministre Manuel Valls, tandis que le ministre des Finances Michel Sapin a indiqué que le gouvernement n'entendait pas mettre son veto à l'opération.

À suivre dans cette section


image

Expérience citoyen

Mercredi 26 août


image

Gestion de l'innovation 2020

Mercredi 09 septembre


image

Expérience client

Mercredi 16 septembre


image

Gestion agile

Mercredi 07 octobre

À la une

Ottawa offre 3,3 G $ pour des projets d'infrastructures liés à la COVID-19

Le gouvernement prévoit d’introduire un processus de demande de financement simplifié.

Le CN et le CP enregistrent des livraisons records de céréales

Il y a 34 minutes | La Presse Canadienne

Les chemins de fer ont attribué cette réussite aux investissements dans leurs réseaux.

Bénéficiaires de la PCU, préparez-vous déjà à payer de l'impôt, disent des experts

« Mon premier conseil consisterait à rappeler aux gens que (la PCU) est un avantage imposable ».