Réseau Sélection lance des chantiers de 250 M$

Offert par Les Affaires


Édition du 19 Mars 2016

Réseau Sélection lance des chantiers de 250 M$

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Édition du 19 Mars 2016

Par Matthieu Charest

« Sur cinq ans, nous allons tripler la taille de Réseau Sélection », dit le pdg, Réal Bouclin. [Photo : Jérôme Lavallée]

Il y a un an à peine, Réseau Sélection annonçait son intention d'investir deux milliards de dollars d'ici 2020 dans la construction de nouvelles résidences pour aînés. Les Affaires a appris en primeur que l'entreprise s'apprête à lancer la construction de cinq nouvelles résidences au Québec, un investissement totalisant 250 millions de dollars. Au moment où le marché des résidences pour personnes âgées explose, c'est loin d'être la dernière étape dans la stratégie d'expansion du géant.

Ce sont 1 200 nouveaux logements qui seront annoncés ce jeudi, 17 mars, par Réseau Sélection. En détail, 34 M$ seront investis à Sherbrooke (Rock Forest), 48 M$ à Vaudreuil-Dorion, 57 M$ à Deux-Montagnes, 38 M$ à Granby et 75 M$ à Laval (Sainte-Dorothée).

À l'heure actuelle, l'entreprise fondée il y a 25 ans termine la première phase de construction du complexe Rosemont Les Quartiers (sur le site de l'ancienne usine Norampac) ; une véritable ville dans la ville, avec plus de 1 400 logements pour aînés.

«Sur cinq ans, nous allons tripler la taille de l'entreprise», indique Réal Bouclin, pdg et actionnaire majoritaire de l'entreprise lavalloise. Le dirigeant affirme qu'en plus des investissements de 600 M$ faits récemment, Réseau Sélection pourra même investir un total de 2 G$ au cours des six ou sept prochaines années.

Un modèle différent

Réseau Sélection se distingue de ses concurrents par le degré d'intégration de ses opérations. Non seulement l'entreprise achète le terrain et construit les résidences, mais elle les exploite par la suite. L'entreprise gère sa propre équipe de travailleurs de la construction, qu'elle garde passablement occupée. «Nous sommes les plus intégrés du pays, estime M. Bouclin. Ça nous coûte donc de 10 à 12 % moins cher que les autres.»

Outre la verticalité de son exploitation, le développeur et gestionnaire s'adapte à l'environnement dans lequel il s'établit. «Grâce à nos études de marché, nous savons où aller et quelle est la capacité de payer de nos clients potentiels. Nous construisons du milieu de gamme, du haut de gamme et du luxueux.»

C'est une stratégie intéressante, selon Sébastien Jean, évaluateur agréé et directeur, conseils et transactions chez PwC : «Alors que la demande sera en croissance, chacune des résidences pour personnes âgées devra faire plus pour se distinguer. Pour intéresser les consommateurs, il faut en avoir pour toutes les gammes de prix. Le marché pour les retraités moins nantis, par exemple, est un créneau intéressant.»

«Nous sommes au seuil d'une nouvelle époque d'accélération pour ce marché», souligne Kevin Hughes, économiste principal, région du Québec, de la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL). Selon un rapport récent de l'organisme, «l'ampleur du phénomène est à ce point importante qu'une hausse notable de la demande d'appartements en résidences est à prévoir».

«Nous pensons que le marché croîtra au moins jusqu'en 2031, précise Réal Bouclin. Après, nous serons dans une phase de consolidation.»

D'ici là, Réseau Sélectione s'intéresse de près au potentiel des grandes villes du Québec, comme à celui des troisièmes couronnes, par exemple au nord de Saint-Jérôme. Et pourquoi pas, à terme, à celui du reste du Canada. Au Québec, selon la SCHL, 18 % des personnes de 75 ans et plus habitent dans des résidences, alors que cette proportion atteint à peine 5 % en Ontario.

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