Les tendances 2016 en immobilier selon PwC

Publié le 08/12/2015 à 17:00

Les tendances 2016 en immobilier selon PwC

Publié le 08/12/2015 à 17:00

Par Matthieu Charest

[Photo: Shutterstock]

Selon le rapport Emerging Trends in Real Estate de la firme PwC qu’a obtenu Les Affaires en primeur, c’est dans le secteur du commerce de détail que s’annoncent les plus fortes mutations en 2016. Le Québec ne sera pas épargné par cette vague déferlante, mais l’attrait de la province pour les investisseurs devrait croître vitesse grand V.

«C’est clair que le balancier économique est de retour dans l’Est du pays, affirme Sylvain Cossette, vice-président directeur et chef de l’exploitation chez Cominar. Avec la chute des cours du pétrole et la faiblesse du dollar américain, le secteur industriel ontarien et québécois est favorisé».

Le Québec : un premier de classe

Au point où, selon l’étude produite par PricewaterhouseCoopers [PwC], Montréal se classe maintenant au 3e rang des marchés à surveiller en 2016, tout juste derrière Vancouver et Toronto et largement devant Calgary [9e] et Edmonton [7e]. Mieux: le classement est fondé sur les résultats d’un sondage mené auprès des investisseurs canadiens.

Et la croissance du PIB québécois, selon des données soulignées dans le rapport provenant du Conference Board du Canada, devrait atteindre 2,7 % en 2016. Il s’agirait de l’une des périodes de croissance les plus forte depuis 2002.

Condos et bureaux au ralenti

Sans surprise, la construction effrénée de condos devrait connaître un atterrissage en douceur [lisez le blogue du collègue Daniel Germain sur le sujet] et les taux élevés d’inoccupation dans le secteur du bureau devraient continuer d’inquiéter, même si la disponibilité et l’inoccupation vont se résorber peu à peu.

La superficie réservée par employé dans les espaces de bureaux devrait aussi continuer de rétrécir. De 253 pi2 par employé en 2000, l’espace pourrait passer à 138 pi2 par personne en 2020. Une tendance au rétrécissement observée récemment dans la nouvelle tour Deloitte de Cadillac Fairview, notamment.

Commerce de détail : la fin du statu quo

Le secteur du commerce de détail «alimente beaucoup de discussions, reconnaît M. Cossette de Cominar. Je crois que le détail occupera toujours une place importante, mais le statu quo n’est plus une option, ce n’est pas viable».

Le commerce électronique est en pleine croissance, ce que l’expert ne nie pas, tout en appelant au calme. « Les ventes au pied carré sont en hausse, donc pas de panique. Il y a de la place pour une expérience client riche et exceptionnelle. Mais pour ça, nos centres [commerciaux] doivent devenir des destinations, à l’instar de Frank & Oak et sa boutique rue Stanley, au centre-ville de Montréal, ou de l’américaine Nordstrom qui est en train de percer le marché canadien».

Ce qui inquiète, c’est le sort qui sera réservé aux centres commerciaux de catégories inférieures, surtout dans les grands centres urbains. Là, il y a bel et un risque de «deadmalling», un phénomène répandu aux États-Unis, où un centre commercial meurt et se vide complètement.

Le marché de la logistique : forte croissance prévue

La croissance des ventes en ligne viendra propulser les besoins immobiliers pour la logistique, croit d’ailleurs le vice-président directeur et chef de l’exploitation. «Pour preuve, Ikea et son centre de cueillette prévu à Québec, ou les comptoirs Penguin Pick-up dans les SmartCentres», conçus pour y ramasser les achats électroniques. 

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