Les prix du pétrole nuiront au marché immobilier de Calgary en 2015, selon Re/Max

Publié le 10/12/2014 à 14:10

Les prix du pétrole nuiront au marché immobilier de Calgary en 2015, selon Re/Max

Publié le 10/12/2014 à 14:10

Par La Presse Canadienne

Le marché immobilier de Calgary souffrira de la faiblesse du pétrole, dit Re/Max. (Photo: Bloomberg)

Le plongeon des prix du pétrole nuira vraisemblablement au marché immobilier de Calgary l'an prochain, ce qui pourrait faire ralentir la croissance des prix des maisons dans la plus grande ville de l'Alberta, selon un rapport publié mercredi par la société de courtage immobilier Re/Max.

Le prix de vente moyen d'une maison à Calgary devrait avancer de seulement trois pour cent en 2015, pour atteindre 497 500 $, comparativement à une augmentation de six pour cent en 2014. Re/Max s'attend à ce qu'un plus grand nombre d'acheteurs restent inactifs en attendant de voir si la récente dégringolade des prix du pétrole fera reculer les prix des habitations.

«Calgary a connu une croissance significative ces quelques dernières années, alors le marché devient de plus en plus équilibré, mais ce n'est pas un ralentissement du marché en tant que tel», a observé le vice-président exécutif et directeur régional de Re/Max pour l'Ontario et l'Atlantique, Gurinder Sandhu.

Ces dernières années, la croissance vigoureuse du marché pétrolier a favorisé d'immigration dans la ville, alimentant la demande pour les habitations. Cependant, le cours du pétrole a cédé plus de 35% depuis le milieu de l'été en raison d'un raffermissement du dollar américain, d'un ralentissement de la demande et d'une surabondance des réserves mondiales.

Le déclin du cours du pétrole a déjà fait dérougir le marché immobilier de Calgary, a précisé M. Sandhu. Mais à moins que la faiblesse des prix du pétrole soit soutenue sur une longue période, les prix des habitations de Calgary ne devraient pas reculer.

«Il faudrait avoir affaire à une dépression soutenue à long terme des prix du pétrole, qui aurait aussi un impact sur l'emploi et l'économie d'ensemble, et nous ne nous attendons pas à ça pour 2015», a-t-il expliqué.

Entre-temps, une hausse du nombre de maisons à vendre dans plusieurs villes - et, dans certains endroits, la popularité des copropriétés, plus abordables - expliquent en partie pourquoi Re/Max s'attend à ce que la croissance des prix des habitations canadiennes soit plus faible l'an prochain. Les prix moyens devraient progresser d'un modeste 2,5% à l'échelle nationale en 2015, comparativement à une augmentation de 6,2% en 2014.

Même les marchés les plus «chauds» comme ceux de Vancouver et de Toronto devraient observer un ralentissement significatifs dans la croissance des prix, avec une hausse moyenne des habitations de 3% pour la grande région de Vancouver à 863 600 $, par rapport à celle de 7,3% pour 2014.

De la même façon, la grande région de Toronto devrait connaître une hausse du prix moyen des habitations de quatre pour cent l'an prochain, à 589 100$, comparativement à celle de 8,3% de cette année, a prédit Re/Max.

Mais l'immigration dans les grandes villes canadiennes devrait continuer à alimenter la demande pour les habitations et contrebalancer l'impact des hausses des taux d'intérêt attendues vers la fin 2015, a indiqué M. Sandhu.

«Nous ne prévoyons pas de changement important dans les (prix) des habitations», a-t-il expliqué. «Nous nous attendons à une certaine modération, probablement à un meilleur équilibre dans le marché de l'habitation.»

Ailleurs au pays, les prix des maisons devraient connaître des augmentations inférieures à la moyenne nationale dans la plupart des villes des provinces atlantiques, à l'exception de Moncton, au Nouveau-Brunswick, où le prix moyen devrait progresser de six pour cent à 187 500 $, selon Re/Max.

Le prix moyen à Montréal devrait avancer de 1% à 332 600$, tandis qu'il devrait prendre 1,5% à 289 800 $ à Québec. À Winnipeg et à Saskatoon, les prix devraient rester inchangés à 285 800 $ et 333 900 $ respectivement, selon les perspectives de Re/Max.

Le prix moyen des habitations à Regina devrait croître de 4% à 346 500 $, et une croissance similaire devrait être observée à Edmonton, à 389 000 $.

Kelowna, en Colombie-Britannique, devrait être le théâtre de la plus importante croissance du prix moyen des habitations en 2015, avec un gain de 7% à 458 000 $, en plus de celui de 7,8% enregistré en 2014.

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