La hausse des prix des maisons devrait être plus modeste en 2019 au Canada

Publié le 12/12/2018 à 06:50

La hausse des prix des maisons devrait être plus modeste en 2019 au Canada

Publié le 12/12/2018 à 06:50

Par La Presse Canadienne

Les prix des habitations au Canada devraient augmenter en 2019, mais à un rythme modéré par rapport aux dernières années, selon deux des plus importants courtiers en immobilier résidentiel au Canada.


Dans son rapport annuel, Royal LePage dit s'attendre à ce que le prix médian des habitations au pays augmente de 1,2 pour cent en 2019.


Les prix des habitations à Montréal et dans les environs devraient connaître la plus forte hausse au sein des grandes villes canadiennes en 2019, a précisé la firme. Le prix médian devrait ainsi progresser de 3,0 pour cent pour s'établir à 421 306 $.


Le prix médian à Toronto et dans les régions avoisinantes devrait augmenter de 1,3 pour cent à 854 552 $, tandis que celui du Grand Vancouver ne devrait augmenter que de 0,6 pour cent à 1,29 million $, selon les perspectives annuelles de la firme.


Le chef de la direction de Royal LePage, Phil Soper, a expliqué que le marché national de l'habitation devrait rester dans un «cycle correctionnel» qui a commencé cette année, les prix des maisons s'appréciant «à un rythme moins soutenu».


«Les marchés ne sont pas parfaits. Ils surchauffent, puis sont confrontés à une correction», a-t-il affirmé dans un communiqué.


Le rapport Royal LePage a imputé la tiédeur de la croissance des prix à un certain nombre de facteurs, notamment la hausse des taux d'intérêt, les risques liés au commerce mondial et la faiblesse des prix du pétrole brut canadien.


Il a noté que les acheteurs potentiels qui avaient été exclus pendant des années des marchés hyperactifs de Toronto et de Vancouver pourraient avoir une meilleure occasion d'achat en 2019. Ils prévoient un bond de leurs ventes au printemps.


Vigueur au Québec


L'année 2019 s'annonce par ailleurs plutôt bonne pour le marché montréalais, qui se démarque par sa constance. Il n'est pas du genre à connaître des «montagnes russes» et sa trajectoire devrait rester la même l'an prochain, bien que sa croissance s'annonce légèrement inférieure à cette année, a observé le directeur principal de Royal LePage pour la région du Québec, Dominic St-Pierre.


«On prévoit des augmentations de prix pour le reste du Québec de 1,8 pour cent, ce qui est une augmentation saine et (supérieure) à la majorité des autres provinces canadiennes», a noté M. St-Pierre.


Selon lui, la hausse des prix s'explique essentiellement par la «relative abordabilité» du marché de Montréal par rapport à ceux de Vancouver et de Toronto.


«L'économie au Québec va remarquablement bien, a ajouté M. St-Pierre. C'est rare que l'économie du Québec performe mieux que celle du Canada, mais c'est le cas présentement.»


«La confiance des consommateurs, même si on a vu une légère baisse vers la fin de l'année, est quand même relativement bonne, et puis les taux d'intérêt sont encore marginalement bas de façon historique alors ce sont toutes des choses qui viennent aider la vigueur du marché immobilier.»


«L'incertitude règne»


Dans un rapport distinct aussi publié mardi, la firme Re/Max a indiqué s'attendre à ce que les prix de vente moyens des maisons au Canada augmentent de 1,7 pour cent au début de la nouvelle année.


Elle prévoit également que les marchés du logement à travers le pays se stabiliseront à mesure que les Canadiens ressentiront davantage l'impact de la hausse des taux d'intérêt.


«La demande n'est plus aussi forte que par le passé, mais elle est toujours très, très forte», a affirmé le vice-président exécutif et directeur régional de Re/Max d'Ontario-Atlantique, Christopher Alexander.


«Le gouvernement a indiqué qu'il n'était peut-être pas aussi prudent de relever les taux que par le passé. C'est pourquoi l'incertitude règne. Les gens ne savent pas vraiment à quoi s'attendre.»


Re/Max prévoit que les prix de vente moyens des maisons à Vancouver chuteront de 3,0 pour cent l'année prochaine, après avoir augmenté de 2,0 pour cent cette année.


Selon M. Alexander, la stabilité du marché immobilier est positive pour les acheteurs et les vendeurs.


«La menace de l'éclatement d'une bulle n'est pas imminente, et en même temps, il y aura une légère appréciation pour que les gens obtiennent un retour sur leur investissement», a-t-il souligné.


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