Immobilier: pas de krach à l'horizon, selon le PDG de la TD

Publié le 07/01/2013 à 15:31, mis à jour le 07/01/2013 à 15:53

Immobilier: pas de krach à l'horizon, selon le PDG de la TD

Publié le 07/01/2013 à 15:31, mis à jour le 07/01/2013 à 15:53

Par Les Affaires

En dépit de l’endettement record des Canadiens et des prix stratosphériques des maisons dans certaines villes du pays, le marché immobilier canadien ne s’écrasera pas comme celui des Etats-Unis, il y quatre ans, croit Ed Clark, le pdg de la Banque TD.

Interviewé par le Financial Post, le patron de la deuxième plus importante banque canadienne a partagé ses opinions sur le marché immobilier et la situation financière préoccupante des Canadiens.

Reconnaissant que l’immobilier a été très dynamique et bénéfique pour les banques au cours des dernières années, Ed Clark ne craint pas que la situation se retourne contre les prêteurs hypothécaires. «Les banques sont divisées sur la question, dit-il. Mais je ne crois pas que le marché immobilier canadien va s’effondrer comme ce qu'on a vu aux Etats-Unis. Nous ne nous sommes pas lancés dans les prêts à risque [subrime] comme l’ont fait les banques américaines, de sorte que nous ne nous retrouvons pas avec une population qui était évidemment incapable d’assumer une hypothèque.»

Durant le gonflement de la bulle immobilière aux Etats-Unis, les propriétaires ont beaucoup emprunté sur la valeur résiduelle [«équité»] de leur maison, souvent même sans avoir versé un cent de mise de fond. «Quand on regarde à travers le monde, les pays qui ont permis d’utiliser à ce point leur maison comme levier financier sont allés au désastre», expliquait Ed Clark au journaliste du Financial Post.

Le Canada ne s’est pas rendu là, selon lui. «Quand vous voyez que la fête va mal se terminer, vous ne partez pas le dernier. Or le Canada a quitté la fête parmi les premiers», a-t-il dit. Le banquier reconnaît que l’endettement des ménages n’a cessé de s’accroître, mais il a relevé le fait que l’accès au crédit hypothécaire a graduellement été resserré, dont une dernière fois en octobre dernier. « Il va falloir plusieurs mois avant d’en constater les effets. Et déjà, on remarque un ralentissement du marché.»

Des bas taux d’intérêt et le manque d’encadrement du secteur bancaire sont les deux ingrédients à la formation puis à l’éclatement d’une bulle immobilière, selon Ed Clark. Toujours selon lui, les banques canadiennes sont bien encadrées, ce qui devrait éviter au Canada l'hécatombe immobilière qu'ont vécue les Américains.

 


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