Immobilier: la hausse s'est poursuivie en juin

Publié le 13/07/2018 à 15:49

Immobilier: la hausse s'est poursuivie en juin

Publié le 13/07/2018 à 15:49

Bulletin JLR-Les Affaires - La tendance reste à la hausse pour l’évolution du nombre de ventes au Québec malgré un léger sentiment d’essoufflement pour les unifamiliales. Dans le secteur résidentiel, les augmentations de prix sont au rendez-vous sur 12 mois.


 



 


Ventes d’unifamiliales au Québec


Selon les actes publiés au Registre foncier du Québec et compilés par JLR (incluant les ventes par courtier, entre particuliers et les constructions neuves), 79 878 propriétés unifamiliales ont été vendues lors des 12 derniers mois. Cela représente une hausse de 3 % relativement aux 12 mois précédents. Durant cette même période, le prix médian des ventes a crû de 4 % pour se retrouver à 245 000 $.


En juin 2018, le nombre de transactions a légèrement augmenté de 1 et le prix médian a crû de 2 % en comparaison à juin 2017.


Ventes de copropriétés au Québec


Le nombre de copropriétés vendues a augmenté considérablement lors des 12 derniers mois. Au cours de cette période, un total de 32 607 actes de vente ont été publiés au Registre foncier du Québec, ce qui s’avère être une hausse de 11 % relativement aux 12 mois précédents. Le prix médian, quant à lui, a progressé de 3 % durant cette période.


En juin 2018, une progression de 6 % du nombre de ventes est constatée par rapport à la même période l’an dernier. Aussi, le prix médian a subi une hausse de 2 %.


L’indice d’accessibilité


L’accessibilité à la propriété est mesurée par JLR au Québec et présentée sous la forme de l’indice AP. Pour juin 2018, il s’établit à 91,8 en recul de 8,9 % relativement à juin 2017. Depuis plusieurs mois, on constate une baisse de l’accessibilité et cela est dû à la fois aux hausses du taux directeur de la Banque du Canada et aux augmentations du prix des maisons. Lors de période d’expansion économique, habituellement les taux de chômage faibles poussent les salaires à la hausse. Cet effet pourrait venir contrecarrer les hausses de taux et de prix. Toutefois, malgré le taux de chômage historiquement bas au Québec, le salaire hebdomadaire médian se trouve au même point qu’en août 2017. Cette hausse, qui devrait théoriquement se produire, tarde encore à se faire sentir et à venir améliorer l’indice AP. D’après la Banque du Canada, la croissance des salaires est plus lente que ce à quoi l’on devrait s’attendre d’un marché du travail sans ressources inutilisées. L’indice est basé sur le ratio salaire hebdomadaire (Statistique Canada)/paiement hypothécaire « type » rapporté en un indice base 100 (janvier 2010=100).


Tendances par ville


Aucune des villes étudiées dans ce bulletin n’a vu le prix médian des unifamiliales chuter sur 12 mois. Les variations vont de +8 % à Dollard-des-Ormeaux à une variation nulle à Saint-Jérôme. Il est important de noter que selon Statistique Canada, durant la période allant de mai 2017 à mai 2018, le taux d’inflation s’est trouvé à 1,7 % au Québec. Cela signifie qu’en termes de pouvoir d’achat une variation sous les 1,7 % représente une perte.


Le nombre de ventes a augmenté significativement dans plusieurs municipalités, dont quatre au-dessus de la barre des 10 % : Longueuil (+14 %), Brossard (+13 %), Shawinigan (+13 %) et Blainville (+13 %).


Toutefois, un ralentissement pourrait venir se montrer le bout du nez alors que 14 des 25 villes analysées ont vu leur nombre de transactions d’unifamiliales reculer en juin 2018 en comparaison avec le même mois l’année passée. Les hausses de prix restent néanmoins au rendez vous dans une grande majorité de villes du Québec.


Du côté des copropriétés lors des 12 derniers mois, le nombre de ventes a largement augmenté dans les villes étudiées. Cependant, seulement 2 villes (Laval +4 % et Longueuil +4 %) ont vu la variation du prix médian être supérieure à l’inflation.


Analyse économique


Le 11 juillet dernier, la Banque du Canada a annoncé qu’elle relevait le taux cible du financement à un jour pour le porter à 1,5 %. Il s’agit d’une quatrième hausse de 0,25 % depuis juillet 2017. Cette décision a été prise dans un contexte où l’inflation se trouve dans la fourchette cible et que l’économie tourne à plein régime. Les taux d'intérêt à plus long terme ont également crû au cours de la dernière année. Ainsi, cela augmente les paiements hypothécaires pour un même montant emprunté ce qui, toutes choses étant égales par ailleurs, pourrait freiner la demande sur le marché immobilier.


À propos de JLR


JLR est un chef de file dans le développement de solutions foncières sur mesure : analyse de risque, enquête et recouvrement, analyse de parts de marché, suivi du portefeuille immobilier, développement des affaires, réglementation et conformité, évaluation immobilière, analyse de propriété et du marché immobilier et bien plus encore.


 


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