Des bureaux en condo pour les professionnels et les PME


Édition du 25 Avril 2015

Des bureaux en condo pour les professionnels et les PME


Édition du 25 Avril 2015

Acheter son local pour bureau plutôt que de le louer. Ce choix séduit de plus en plus de petites entreprises et de professionnels canadiens, notamment à Toronto et à Montréal.

La firme d'avocats Martel, Cantin est l'une d'entre elles. Elle songe à acheter l'un des neuf bureaux proposés par le projet 1195 Wellington, qui devrait sortir de terre d'ici au début de 2016 dans le quartier Griffintown, à Montréal. Cette copropriété à usage exclusivement commercial de quatre étages offre des espaces personnalisables de 1 300 à 4 500 pieds carrés vendus 375 $ le pied carré. Le projet affiche des frais de copropriété de 0,30 $ le pied carré pour un bâtiment dont les aires communes comprennent des douches et dont les stationnements extérieurs seront gratuits pour les clients.

Pour la firme spécialisée en droit des sociétés, en droit fiscal ainsi qu'en litige commercial, la perspective d'investir dans l'immobilier plutôt que de continuer à enrichir son propriétaire est attirante. «Ce bureau en copropriété constituerait un placement, alors que les loyers sont très élevés en centre-ville», indique Thierry Martel, l'un des associés du cabinet qui compte neuf avocats et huit adjointes.

Certains professionnels et chefs de petites entreprises décident d'acquérir un local pour bureau afin de se bâtir un actif en vue de la revente de leur entreprise, mais aussi en prévision de leur retraite.

Acheter son bureau permet également de se prémunir contre des hausses de loyer et d'éviter les clauses parfois très restrictives de certains baux, remarque François Des Rosiers, professeur en gestion urbaine et immobilière au Département de finance, assurance et immobilier de l'Université Laval. Selon lui, c'est surtout la faiblesse des taux d'intérêt qui rend cette option intéressante. «Si les taux étaient plus élevés, il n'y aurait pas cet engouement», affirme-t-il.

Les professionnels, un terreau fertile

Pour que l'investissement soit rentable, l'acquisition d'un bureau en condo est réservée aux entreprises bien installées, dont le nombre d'employés est appelé à rester stable. «C'est surtout pour les professionnels qui ont une vision à long terme, car c'est un investissement au coût initial élevé qui n'est rentable qu'après 10 ans, met en garde Andrew Maravita, directeur général de Colliers International à Montréal. Sinon, pourquoi investir dans de la brique, alors qu'on pourrait investir dans l'entreprise ?»

Devenir propriétaire de son local pour bureau n'est pas sans risque pour une entreprise. Les taux d'intérêt finiront peut-être par remonter, et rien ne garantit que la plus-value espérée sera au rendez-vous lors de la revente.

Il est difficile également de déterminer si cette tendance s'implantera durablement. Hugo Girard-Beauchamp, promoteur du 1195 Wellington, est convaincu, pour sa part, du potentiel de son projet. «Après à peine un mois de mise en marché, nous sommes sur le point de conclure plusieurs ventes, se réjouit celui qui se dit très satisfait de l'intérêt que ses bureaux suscitent. C'est un concept bien établi en Europe et aux États-Unis ; pourquoi ne fonctionnerait-il pas à Montréal ?»

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