Construction: les négociations devant un conciliateur

Publié le 15/02/2021 à 16:55

Construction: les négociations devant un conciliateur

Publié le 15/02/2021 à 16:55

Par La Presse Canadienne
Des travailleurs de la construction sur un chantier.

L’Alliance syndicale et les associations patronales ont ainsi convenu de faire appel au service de conciliation du ministère du Travail. (Photo: La Presse Canadienne)

Les parties patronales et syndicales dans l’industrie de la construction demandent la conciliation, alors que les négociations pour le renouvellement des conventions collectives viennent de commencer.

L’Alliance syndicale — qui réunit les cinq organisations syndicales reconnues — et les associations patronales ont ainsi convenu de faire appel au service de conciliation du ministère du Travail. Son rôle est justement de faciliter le dialogue entre les parties. 

Les négociations pour conclure les conventions 2021−2025 ont commencé le 2 février dernier, indique l’Association de la construction, dans une communication à ses 17 000 entrepreneurs membres. 

L’association patronale se dit «persuadée que cette démarche nous permettra de poursuivre notre objectif commun d’en arriver à une entente négociée».

L’ACQ, qui négocie les conventions collectives des secteurs institionnel et commercial, de même qu’industriel, se dit «optimiste pour la suite des choses».

Dans le secteur de la construction résidentielle, l’APCHQ précise que la rencontre de vendredi dernier a eu lieu «en présence d’une conciliatrice et d’un co−conciliateur». 

«Nous nous donnons ainsi tous les outils nécessaires pour arriver à une entente avant la fin de la présente convention collective», a commenté l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ).

De son côté, l’Alliance syndicale a confirmé que «les négociateurs de tous les secteurs se sont entendus» pour faire appel au service de conciliation du ministère du Travail.

 

Intérêt à régler

Quatre conventions collectives doivent être négociées, qui concernent quelque 190 000 travailleurs, dans les secteurs résidentiels; génie civil et voirie; institutionnel et commercial; puis industriel.

Bien que les conventions collectives n’arrivent à échéance que le 30 avril prochain, les deux parties espèrent régler le plus rapidement possible pour plusieurs raisons.

D’abord, pour les entrepreneurs, la demande est soutenue dans le domaine de la construction. Québec prévoit de nombreux projets d’infrastructures pour la relance économique et le secteur résidentiel aussi va bien. De plus, les employeurs sont confrontés à une rareté de main−d’oeuvre dans plusieurs métiers.

Ensuite, pour les travailleurs de la construction, lorsqu’il y a entente pour renouveler les conventions collectives, il n’y a pas de rétroactivité à la date d’échéance de la précédente convention, comme c’est le cas dans les autres secteurs d’activité économique.

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