Toujours pas de date pour les compensations d'Ottawa, Québec s'impatiente

Publié le 19/07/2019 à 15:48

Toujours pas de date pour les compensations d'Ottawa, Québec s'impatiente

Publié le 19/07/2019 à 15:48

Par La Presse Canadienne

(Photo: 123RF)

Les producteurs laitiers, de volailles et d’œufs devront encore patienter un peu avant de se faire compenser par Ottawa pour les pertes encourues par la conclusion d’accords commerciaux. Pendant ce temps, Québec commence à s’impatienter.

La ministre fédérale de l’Agriculture, Marie-Claude Bibeau, admet que le mécanisme de compensations pour les producteurs sous la gestion de l’offre est plus complexe qu’anticipé pour s’adapter aux besoins des différents groupes.

Certains groupes demandent des compensations directes, alors que d’autres souhaitent des programmes d’investissements, illustre-t-elle.

Le plus récent budget fédéral prévoyait 3,9 milliards de dollars pour les producteurs agricoles. Mme Bibeau dit qu’elle est encore dans la « mécanique », mais que l’argent sera bel et bien versé. « On parle de quelques milliards de dollars à des milliers de producteurs. Distribuer ça, ce n’est pas simple », assure-t-elle.

Il est toujours prévu d’annoncer les sommes promises d’ici la fin du mandat du gouvernement Trudeau, mais avant la campagne électorale.

Le ministre québécois de l’Agriculture, André Lamontagne, assure avoir soulevé l’enjeu lors de la réunion annuelle des ministres fédérale, provinciale et territoriale qui s’est tenue à Québec.

Par voie de communiqué, M. Lamontagne a tenu à rappeler que « les producteurs laitiers, entre autres, ont fait preuve de patience » et a réaffirmé « l’importance de faire connaître, sans plus attendre, les modalités et les conditions du versement des compensations financières aux producteurs ».

Le conflit en Chine inquiète

Le ministre Lamontagne appelle également Ottawa à prendre des « mesures de soutien significatives » pour les producteurs et les transformateurs de porc et de bœuf si le conflit commercial avec la Chine venait à perdurer.

Rappelons que la Chine a bloqué les exportations canadiennes de viande vers son territoire, fin juin, après la découverte de dizaines de fausses certifications d’exportation de porc.

La ministre Bibeau a défendu l’approche de ses fonctionnaires, qui consiste à démontrer la qualité des produits d’ici et la rigueur du système d’inspection canadien.

Elle assure que le Canada et la Chine ont des « discussions très régulières » à ce sujet, mais il n’est pas question d’encourir à des « interventions plus musclées » même si le conflit perdure depuis près d’un mois.

La situation serait « plus difficile pour le canola » canadien, lui aussi bloqué par la Chine pour des motifs jugés injustifiés.

Les relations entre Ottawa et Pékin se sont gravement détériorées depuis décembre, lorsque Meng Wanzhou, la dirigeante de Huawei, a été arrêtée en sol canadien. Cette arrestation a été faite à la demande des États-Unis, qui veulent la traduire en justice pour fraude.

Peu de temps après, la Chine a arrêté deux Canadiens soupçonnés d’espionnage. Le Canada tente depuis plusieurs mois de faire pression sur la Chine pour les faire libérer.


image

Communication interne

Mardi 26 novembre


image

Gestion de la formation

Mardi 03 décembre


image

Marché de l'habitation

Mercredi 04 décembre


image

Sommet Énergie

Mardi 21 janvier


image

Santé psychologique

Mercredi 22 janvier


image

Marketing personnalisé

Mercredi 05 février


image

Forum Contrats publics

Mardi 11 février


image

Expérience

Jeudi 20 février


image

DevOps - Québec

Mercredi 26 février


image

Usine 4.0 - Québec

Mercredi 18 mars

À la une

Pourquoi le Royaume-Uni et les États-Unis sont considérés dangereux

BALADO. 20 000 expats ont noté leur tranquillité, leur sécurité personnelle et la stabilité politique dans 64 pays.

10 choses à savoir jeudi

Les réseaux 5G bourrés de failles, Freddie Mercury ressuscité par Google, Facebook Pay voit officiellement le jour.

Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l'ouverture jeudi

06:59 | LesAffaires.com et AFP

«Il n'y a plus de raison pour que la Fed baisse encore ses taux de sitôt.»