Pont Champlain: «l'appui des Canadiens est conditionnel au péage», dit Harper

Publié le 15/11/2013 à 15:10, mis à jour le 15/11/2013 à 15:20

Pont Champlain: «l'appui des Canadiens est conditionnel au péage», dit Harper

Publié le 15/11/2013 à 15:10, mis à jour le 15/11/2013 à 15:20

Par Stéphane Rolland

Le premier ministre Stephen Harper. Photo: Bloomberg

Si les Québécois veulent que les contribuables canadiens acceptent de payer le remplacement du pont Champlain, les automobilistes devront accepter le péage, a dit Stephen Harper lors d’un discours organisé par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.

«J’insiste: c’est le seul pont qui sera entièrement financé par le gouvernement fédéral, a dit le premier ministre. Si nous voulons obtenir l’appui des contribuables canadiens pour un projet régional, les usagers devront payer une modeste partie de ce coût.»

Stephen Harper répondait à une question de Michel Leblanc, président de la Chambre de commerce. Le premier ministre a d’abord présenté un discours sur le traité de libre-échange avec l’Union européenne. Il a ensuite répondu aux questions de M. Leblanc. Le chef du gouvernement n’a toutefois pas accordé la même faveur aux membres des médias. C’est la deuxième fois depuis la victoire conservatrice de 2006 qu'il s’adresse à cette tribune.

En ce qui a trait à la fiscalité, M. Harper veut utiliser les surplus budgétaires prévus en 2015 pour diminuer les impôts et les taxes. «Il y aura beaucoup de demandes pour de nouvelles dépenses, je m’attends à ça, a-t-il répondu. En même temps, nous avons nos promesses de baisser les impôts pour les petites entreprises et les familles.»

Dans sa dernière mise à jour économique présentée cette semaine, Jim Flaherty, ministre des Finances, a indiqué qu’Ottawa devrait renouer avec les surplus au cours de l’exercice 2015-2016 grâce à un excédent de 3,7 G$. Cela conclurait une séquence de sept années déficitaires qui auront ajouté 150 G$ à la dette du pays.

Dans son discours, M. Harper a insisté sur le soutien des élites économiques et politiques du Québec (de tous les partis) dans la négociation pour le traité de libre-échange avec l’Europe. Le consensus pour le libre-échange y est traditionnellement encore plus fort que dans le reste du pays, constate-t-il.

Il a salué son prédécesseur Brian Mulroney, présent dans la salle, pour la signature du traité de libre-échange avec les États-Unis. «C’était un geste révolutionnaire, rappelle le premier ministre d’allégeance conservatrice. On se souvient que l’idée était vivement critiquée. On a même sombré dans la démagogie. Aujourd’hui, ces critiques ne sont défendues que par les individus qui adhèrent à des idées extrêmes.»

Sur une autre note, M. Harper s’est permis de taquiner son ancien opposant politique Denis Coderre, qu’il rencontrait pour la première fois depuis l’élection municipale. «C’est la première fois que M. Coderre se lève pour m’applaudir», a-t-il lancé.

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