Plan Obama: les économistes sceptiques

Publié le 09/09/2011 à 10:42, mis à jour le 09/09/2011 à 11:02

Plan Obama: les économistes sceptiques

Publié le 09/09/2011 à 10:42, mis à jour le 09/09/2011 à 11:02

Par Mathieu Lavallée

Le président américain Barack Obama. Photo : Bloomberg

Le plan du président américain Barack Obama pour relancer l'emploi aux États-Unis ne signifie pas encore la fin de l'incertitude vis-à-vis de l'économie américaine, et ce, même s'il est probable que le cirque politique des derniers mois ne risque pas de se reproduire.


Plusieurs des mesures dévoilées hier risquent d'être adoptées sans trop de mal tant par les républicains que les démocrates, pensent les économistes consultés par LesAffaires.com. Cela diminue les chances d'un affrontement aussi intense que celui qui a divisé Washington dans la crise du relèvement du plafond de la dette plus tôt cet été.


Notamment, tout le volet fiscal du projet de loi va probablement rejoindre un terrain d'entente assez facilement. « La prolongation des réductions de taxes sur la masse salariale ou les nouvelles mesures ciblées sur les taxes salariales, cette partie pourrait être acceptée par les républicains », a souligné Stéfane Marion, économiste en chef de la Banque Nationale. Elles représentent environ 175 milliards $ US des mesures proposées hier.


« Environ 40 % des propositions sont des vieilles mesures renouvelées », a commenté de son côté Francis Généreux, économiste principal pour Desjardins Études économiques, et toutes ces reconductions devraient passer facilement pense-t-il.


Il reste cependant à voir ce qui adviendra du volet infrastructure (modernisations d'infrastructures de transport et d'écoles publiques, projets publics de rénovation ou de réinvestissement pour des logements sociaux ou locaux d'entreprises vacant), évalué à 140 milliards $ US. Sur ce point, les débats seront certainement plus relevés, affirment nos trois experts.


D'ailleurs, lors des négociations sur le relèvement du plafond de la dette du gouvernement, les républicains faisaient tout en leur pouvoir pour forcer au maximum une réduction des dépenses de l'État.


« On sent qu'Obama est plus combatif », a par contre rétorqué Carlos Leitao, économiste en chef de Valeurs mobilières Banque Laurentienne, ce qui pourrait forcer la main des républicains pour atteindre un compromis à son avis.



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