Ottawa se dirige vers des déficits "modestes"

Publié le 20/11/2008 à 00:00

Ottawa se dirige vers des déficits "modestes"

Publié le 20/11/2008 à 00:00

Par La Presse Canadienne
Le document d'une quarantaine de pages fait la synthèse des prévisions d'économistes du secteur privé. Son but est d'aider les députés à mieux comprendre le contexte économique pour qu'ils puissent évaluer plus efficacement les chiffres fournis par le gouvernement.

Le rapport a été rendu public jeudi matin, soit une semaine avant la mise à jour économique du ministre des Finances, Jim Flaherty. Les conclusions ne présentent pas de grandes surprises. Tous les observateurs s'attendent en effet à ce qu'Ottawa renoue avec les déficits à court terme, afin d'aider le pays à traverser la crise sans trop d'égratignures.

Cette possibilité a même été évoquée dans le discours du Trône dévoilé mercredi.

M. Page a reconnu qu'il était difficile de prévoir l'effet de la tourmente des marchés financiers sur les finances publiques. A son avis, les données recueillies jusqu'à maintenant permettent toutefois de prévoir un léger surplus pour l'année en cours.

Le scénario pour l'année 2009-2010 n'est cependant pas aussi optimiste. A moins d'un revirement de situation, le directeur parlementaire du budget prévoit en effet un déficit oscillant entre 4 et 14 milliards $ pour l'année fiscale débutant le 1er avril prochain.

Le fédéral serait à nouveau dans le rouge en 2010-2011, avec un déficit d'au moins 1,4 milliard $. Les prévisions les plus optimistes ne prévoient pas de retour à l'équilibre budgétaire avant 2012-2013.

Kevin Page attribue cette précarité des finances publiques canadiennes aux "décisions politiques antérieures" plutôt qu'au ralentissement économique.

Tel que prévu, la baisse de la TPS et la réduction de l'impôt des sociétés instaurées par le gouvernement de Stephen Harper ont en effet privé Ottawa de milliards de dollars au cours des derniers mois.

Le directeur parlementaire du budget, qui se targue d'être neutre, refuse d'y voir un "problème". Il souligne en effet que les baisses d'impôt ont généralement un effet "stimulant" sur l'économie. "Il y a plus d'argent dans les poches des gens quand vous faites des baisses, que ce soit la TPS ou d'autres impôts", a-t-il fait valoir.

L'opposition n'est pas aussi délicate. Le Parti libéral s'est empressé d'attribuer les déficits à venir à "la mauvaise gestion" des conservateurs.

"Ce sont les choix idéologiques faits par M. Harper et M. Flaherty qui ont mis en péril les finances de notre pays", a souligné le chef Stéphane Dion.

"M. Harper dirige aujourd'hui le gouvernement fédéral le plus dépensier de l'histoire du Canada. Il a dépensé à tort et à travers, a procédé aux mauvaises baisses d'impôts, n'a laissé aucune marge de manoeuvre ni réserve de sécurité. Aujourd'hui, son ministre des Finances songe à vendre des biens du gouvernement pour équilibrer le budget", a-t-il ajouté.

Le poste de directeur parlementaire du budget a été créé par les conservateurs, qui espéraient ainsi rendre le processus budgétaire "plus transparent". M. Page en est le premier titulaire.

Avant de déposer son évaluation économique et financière, il avait produit un rapport sur les coûts de la présence canadienne en Afghanistan. Ce document a été rendu public en pleine campagne électorale, ce qui a suscité la controverse.

Officiellement, ce poste relève de la bibliothèque du Parlement et ne bénéficie donc pas de la même autonomie que la vérificatrice générale. Kevin Page affirme toutefois qu'il a fait son travail en toute indépendance et n'a subi aucune pression politique.


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