Ottawa pense boucler un budget équilibré

Publié le 28/11/2008 à 00:00

Ottawa pense boucler un budget équilibré

Publié le 28/11/2008 à 00:00

Par La Presse Canadienne
Cela est d'autant plus vrai qu'Ottawa n'a encore annoncé aucun des programmes d'aide à l'industrie et de stimulation de l'économie réclamés à grands cris par les partis d'opposition et qui auraient nécessairement des répercussions importantes sur le trésor public.

En présentant à la Chambre des communes son énoncé économique, le ministre des Finances, Jim Flaherty, a fait valoir que les temps étaient durs et qu'il fallait que tous se serrent la ceinture.

"Il ne fait aucun doute qu'ici comme partout ailleurs, nous vivons une rude période qui nous obligera à faire des choix difficiles", a-t-il déclaré d'entrée de jeu. Il a ajouté que l'économie canadienne n'avait pas été "si durement mise à l'épreuve depuis une génération".

Sa rhétorique n'a cependant convaincu ni le Parti libéral, ni le Bloc québécois, ni le Nouveau Parti démocratique, qui ont tous laissé savoir qu'ils voteraient contre les mesures annoncées, au risque de provoquer la chute du gouvernement conservateur nouvellement élu et de forcer la tenue d'un deuxième scrutin en moins d'un an.

Les trois leaders ont reproché aux conservateurs de faire passer l'idéologie avant l'économie et les problèmes des gens ordinaires.

Les chiffres rendus publics jeudi ont pourtant de quoi susciter l'inquiétude. Le fédéral prévoit désormais une croissance du produit intérieur brut (PIB) réel d'à peine 0,6 pour cent cette année et de 0,3 pour cent l'an prochain.

Dans son allocution, Jim Flaherty a en outre répété que le Canada était au bord de la "récession technique", c'est-à-dire qu'il verrait probablement son économie décroître pendant deux trimestres consécutifs.

Après de savants calculs, le ministre prévoit malgré tout un maigre surplus de 800 millions $ pour l'année en cours. Ce coussin devrait fondre jusqu'à 100 millions $ en 2010-2011 avant de remonter pour dépasser le milliard de dollars chaque année jusqu'en 2013-2014.

Ces prévisions sont beaucoup plus optimistes que celles des économistes du secteur privé recensées par le directeur parlementaire du budget, Kevin Page. Ce dernier prédisait la semaine dernière un déficit oscillant entre 3 et 14 milliards $ pour l'an prochain.

Jim Flaherty se dit confiant pour l'avenir, mais il admet que le contexte économique pourrait l'obliger à refaire ses devoirs et à rédiger un budget à l'encre rouge d'ici quelques mois. "Aucun gouvernement, quel que soit son niveau, ne peut garantir l'avenir", a-t-il fait valoir dans son allocution.

Si ce scénario se confirmait, les conservateurs seraient responsables du premier budget fédéral déficitaire en 13 ans. M. Flaherty et son patron, le premier ministre Stephen Harper, ont pourtant passé la campagne électorale à dire qu'ils ne permettraient pas qu'Ottawa ait un manque à gagner sous leur gouverne.

Ottawa prétend combler le trou provoqué par la baisse des impôts et le ralentissement économique dans son budget en mettant en vente des actifs d'une valeur totale d'environ 2,3 milliards $ et en obligeant les élus ainsi que la fonction publique à se serrer la ceinture afin d'économiser 2 milliards $ supplémentaires.

Le ministre des Finances a une nouvelle fois assuré qu'il n'était pas question de céder la Société Radio-Canada et Postes Canada. Il est toutefois resté évasif sur les autres biens publics dont le gouvernement serait prêt à se départir.

Plusieurs des mesures d'austérité envisagées avaient été éventées par les conservateurs avant le dépôt de la mise à jour économique. Le document contenait donc bien peu de surprises.

La disparition des subventions aux partis politiques a été confirmée, tout comme les limites que le fédéral entend imposer à la rémunération des fonctionnaires, députés et sénateurs.

Tel que prévu, Ottawa a par ailleurs ordonné à tous les ministères de couper dans les réceptions, les voyages et les services de consultants externes.

M. Flaherty est aussi revenu sur son idée de modifier le calcul de la péréquation, pour éviter une explosion des coûts.

Deux mesures inédites touchant la fonction publique risquent toutefois de susciter la controverse. Le gouvernement entend priver les fonctionnaires de leur droit de grève jusqu'en 2011. Il veut aussi changer la façon dont sont réglés les litiges sur l'équité salariale de ses employés dans le but de réduire leurs coûts.

Parmi les rares bonnes nouvelles contenues dans l'énoncé économique de jeudi, l'une concerne les retraités détenteurs d'un Fonds enregistré de revenu de retraite (FERR), qui pourront retirer 25 pour cent moins d'argent que prévu de leur bas de laine, en 2008.

M. Flaherty donne par ailleurs un peu de répit aux entreprises dont les caisses de retraites sont déficitaires en leur permettant d'amortir le choc sur 10 ans plutôt que cinq.


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