«On ne semble pas avoir réglé les problèmes existants», dit la FCEI

Publié le 19/04/2021 à 18:30

«On ne semble pas avoir réglé les problèmes existants», dit la FCEI

Publié le 19/04/2021 à 18:30

Par Emmanuel Martinez
Jasmin Guénette

Jasmin Guénette, vice-président des affaires nationales à la FCEI, estime que le budget ne règle pas les problèmes des PME, mais il applaudit le prolongement de la subvention salariale et de celle pour les loyers. (Photo: courtoisie)

BUDGET FÉDÉRALLa Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) est mi-figue mi-raisin face au budget fédéral présenté par le gouvernement de Justin Trudeau à Ottawa, lundi.

L’organisation représentant les PME du pays s’est réjouie du prolongement des programmes de subvention salariale et subvention des loyers pour les entreprises.

« Tant et aussi longtemps qu’il y a des mesures qui limitent la capacité des entreprises à servir leurs clients, ces programmes demeurent importants », a affirmé à chaud Jasmin Guénette, vice-président des affaires nationales à la FCEI, qui avait parcouru rapidement le budget avant de livrer ses impressions à Les Affaires. 

« C’est positif de voir que ces programmes sont prolongés jusqu’à l’automne », a-t-il ajouté.

À (re)lire: Budget 2021: plus d'argent pour les PME et les ainés

Il a salué la mise en place d’un nouveau programme pour aider les PME à embaucher du personnel. Le Programme d’embauche pour la relance économique du Canada offre une subvention allant jusqu’à 50% de la rémunération versée aux employés admissibles entre le 6 juin et le 20 novembre 2021.

« Cela pourrait aider un certain nombre de PME », a dit le représentant de la FCEI qui a toutefois souligné qu’un employeur devra choisir la mesure la plus avantageuse entre cette nouvelle initiative et la subvention salariale, car elles ne peuvent pas être touchées en même temps.

Il a aussi applaudi l’augmentation des sommes investies pour accroitre l’accès à internet haute vitesse en région.

 

Endettement des PME

Néanmoins, la FCEI a déploré qu’Ottawa n’ait pas ciblé l’endettement des PME.

« Rien n’a été fait pour alléger la dette des PME qui est très élevée  à cause de la pandémie. C’est décevant de voir qu’il n’y a rien pour alléger la dette à travers les différents programmes », a affirmé Jasmin Guénette.

Il regrette aussi que certaines entreprises désavantagées par les programmes existants doivent encore souffrir.

Il cite par exemple le cas de l’aide aux loyers pour certaines PME qui possèdent leurs locaux, comme des restaurateurs. Il mentionne aussi les entreprises créées après mars 2020 qui n’ont pas droit aux mêmes dédommagements que celles qui étaient là avant, même si elles subissent tout autant les fermetures liées à la deuxième et troisième vague de la COVID-19.

« Cela aurait été bien de régler ce problème-là. Ces entreprises sont aux prises avec les mêmes problèmes de fermeture que les anciennes », a dit le vice-président des affaires nationales à la FCEI.

« On ne semble pas avoir réglé les problèmes existants », selon lui.

 

Inquiétudes

Le rehaussement du salaire minimum à 15 $/h pour les employés travaillant pour les entreprises sous juridiction fédérale suscite des préoccupations. 

« Cela vient toucher peu de secteurs comme les banques et les communications, des secteurs qui ont déjà des salariés plus élevés. Mais cela risque d’avoir un certain effet d’entrainement. Il y a un certain nombre de partis provinciaux qui voudraient emboiter le pas avec une mesure similaire. Sur le long terme, on pourrait avoir une pression sur les salaires alors que les entreprises ont de la difficulté à générer du "cash flow" », a déclaré Jasmin Guénette.

Il s’inquiète aussi sur le désir d’Ottawa de créer un réseau national de garderies, une mesure qui coûterait 30 milliards $ sur cinq ans et 8,3 milliards $ par année après cette période.

« On ne devrait pas mettre en place des programmes qui pourraient être coûteux lorsqu’on est en pandémie, avec une économie au ralenti et de nombreuses entreprises fermées ou au ralenti. On doit s’assurer de passer à travers avant », a-t-il mentionné.

 

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