Le Québec devra redoubler d'effort pour créer de la richesse

Publié le 21/08/2010 à 00:00, mis à jour le 23/08/2010 à 09:52

Le Québec devra redoubler d'effort pour créer de la richesse

Publié le 21/08/2010 à 00:00, mis à jour le 23/08/2010 à 09:52

Par André Dubuc

Le Québec a beau avoir bien tiré son épingle du jeu pendant la récession, la province, dont la population vieillit rapidement, a plusieurs défis à relever, indique le premier bulletin sur la prospérité du Québec, dévoilé le 18 août par le Conseil du patronat du Québec (CPQ).

Publié une fois l'an, il compare le Québec aux autres provinces canadiennes et aux pays de l'Organisation de coopération et de développement économiques.

Le CPQ a retenu 20 indicateurs statistiques qui correspondent à ses cinq priorités : disponibilité, qualité et coût de la main-d'oeuvre, l'environnement d'affaires et les finances publiques.

Le Conseil attribue une lettre, de A à D, pour chaque indicateur et une note globale (le Québec obtient un C). " Ce bulletin est un radar afin que les acteurs de la société puissent déterminer la route à suivre pour créer de la richesse ", dit Yves-Thomas Dorval, président du CPQ.

Québec, patrie des patenteux ? Paradis de la PME ? Champion de la création d'entreprises. " Paroles, paroles, paroles ", comme chantait Dalida. La vérité, c'est qu'il se crée moins d'entreprises au Québec qu'ailleurs au Canada, selon Statistique Canada. Le CPQ colle un D au Québec pour la faiblesse de son intensité entrepreneuriale. " Les efforts pour le développement de l'entrepreneuriat doivent être redoublés ", recommande le CPQ. Rappelons que la Fondation de l'entrepreneurship produit depuis 2009 un indice entrepreneurial québécois. Son constat : deux fois moins de Québécois envisagent de se lancer en affaires qu'ailleurs au Canada.

Que les Québécois décrochent de l'école, on le sait depuis longtemps. Mais le CPQ met en lumière une réalité méconnue. Malgré tous les millions de dollars que le gouvernement du Québec a investis au cours de la dernière décennie dans la lutte au décrochage scolaire, le pourcentage de personnes de 20 à 24 ans sans diplôme et qui ne fréquentent pas l'école a stagné à 11,9 % dans la province. À ce chapitre, l'Ontario fait bien meilleure figure : son pourcentage est passé de 9,1 à 8,1 %. Même constatation pour l'ensemble du Canada, où le pourcentage des jeunes sans diplôme est passé de 10,1 à 8,9 % pendant cette période.

Parmi les bonnes nouvelles du bulletin, car il y en a, figure le rajeunissement spectaculaire des routes au Québec. Le réinvestissement dans le réseau routier a commencé au début des années 2000 et s'est accéléré après l'effondrement du viaduc de la Concorde en septembre 2006. Dans les années 1990, notre réseau était le plus vieux du pays avec un âge moyen de 18 ans, selon Statistique Canada. En 2008, dernière année où les données sont disponibles, l'âge moyen est tombé sous les 14 ans. Une performance comparable à l'Ontario et l'Alberta, et meilleure que celle de la Colombie-Britannique.

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