La vérificatrice générale appuie la stratégie budgétaire libérale

Publié le 20/08/2018 à 12:17

La vérificatrice générale appuie la stratégie budgétaire libérale

Publié le 20/08/2018 à 12:17

Par La Presse Canadienne

[Photo: 123rf.com]

La vérificatrice générale, Guylaine Leclerc, a donné sa bénédiction, lundi, à la stratégie budgétaire du gouvernement Couillard, trois jours avant le déclenchement de la campagne électorale.


Les finances de l’État québécois sont en ordre et les prévisions budgétaires formulées par le gouvernement Couillard jusqu’à 2021 sont « plausibles », a conclu la vérificatrice générale, dans un rapport fort attendu rendu public lundi.


En 2015, par souci de transparence et pour éviter de mauvaises surprises au gouvernement suivant, l’Assemblée nationale avait donné le mandat au Vérificateur général de dresser désormais le portrait objectif des finances publiques du Québec avant la tenue de chaque élection générale. Il s’agit donc d’une première, un geste qualifié par Mme Leclerc « d’important exercice démocratique ».


Pour mener à bien sa tâche, la vérificatrice s’est appuyée sur le rapport préélectoral préparé par le ministère des Finances et rendu public aussi lundi, un document remis en juin et passé au peigne fin par l’équipe d’experts autour de la vérificatrice au cours des derniers mois.


En conclusion, qu’il s’agisse des prévisions de revenus consolidés (revenus autonomes et revenus obtenus grâce aux transferts fédéraux), de dépenses de fonctionnement, de missions ou des dépenses liées à la rémunération, sans compter le remboursement de la dette, les scénarios présentés par le gouvernement pour les années allant de 2018-2019 à 2020-2021 sont jugés « plausibles », donc ils tiennent la route, aux yeux de Mme Leclerc.


Le rapport de la vérificatrice tient compte des sommes annoncées dans le dernier budget du ministre des Finances, Carlos Leitão, en mars.


En conférence de presse, la vérificatrice générale a pris soin de mentionner qu’elle ne portait pas de jugement sur les choix du gouvernement, se contentant d’analyser leur réalisme sur le plan d’une saine gestion des finances publiques.


Le gouvernement a aussi prévu une marge de manœuvre suffisante, en cas de pépin, selon elle.


On a donc aussi tenu compte de l’incertitude économique ambiante, provoquée par la montée du protectionnisme en provenance des États-Unis, principal partenaire économique du Québec, de même que du risque de voir poindre une récession.


Surplus


Dans le rapport préélectoral préparé par le ministère des Finances, on apprend que Québec prévoit engranger un surplus annuel de l’ordre de 950 millions $, pour les années budgétaires allant de 2018-2019 à 2022-2023.


Avec la bonne performance de l’économie, le faible taux de chômage, Québec voit ses coffres se remplir des contributions fiscales des particuliers et des sociétés.


La croissance des revenus fiscaux (taxes et impôts), qui représentent 60 % des revenus consolidés de l’État, est en croissance de 3 % en 2018-2019 et se poursuivra à ce rythme les années suivantes.


La croissance économique s’est accélérée en 2017, alors que le produit intérieur brut (PIB), principale mesure de l’activité économique, est passé de 1,4 pour cent en 2016 à 3 % l’année suivante.


Québec prévoit que la tendance à la hausse se poursuivra, mais plus lentement, à 2,1 % en 2018 et à 1,7 % en 2019, soit l’équivalent des prévisions canadiennes.


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