La gestion de l'offre au coeur des négociations de l'ALÉNA

Publié le 28/08/2018 à 14:56

La gestion de l'offre au coeur des négociations de l'ALÉNA

Publié le 28/08/2018 à 14:56

Par La Presse Canadienne

Alors que le Canada réintègre la table de négociation pour un renouvellement de l’ALÉNA, deux des principaux lieutenants de Donald Trump font pression sur le gouvernement Trudeau afin qu’il ouvre son industrie laitière, protégée par un système de gestion de l’offre.

Ces pressions sont exercées au lendemain de l’annonce d’une entente commerciale à deux, entre les États-Unis et le Mexique, qui pourrait, selon le président Trump, remplacer l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA).

Le président des États-Unis a d’ailleurs réitéré lundi ses attaques contre l’industrie laitière canadienne. Il a aussi exigé que le Canada s’entende d’ici vendredi, date à laquelle la Maison-Blanche prévoit de donner au Congrès son préavis obligatoire de 90 jours pour tout nouvel accord commercial international.

Juste avant le retour à Washington des négociateurs canadiens, mardi, Larry Kudlow, directeur du Conseil économique national du président américain, et Wilbur Ross, secrétaire au Commerce, ont déclaré dans des entrevues séparées que les concessions du Canada sur les produits laitiers seraient essentielles pour obtenir un accord d’ici vendredi. Le secrétaire Ross a ainsi estimé que le Canada a « peut-être des problèmes avec le genre de concessions dont nous avons besoin ».

« Ils ont été très durs avec nos agriculteurs, en particulier nos producteurs laitiers. Le président a clairement indiqué que c’était inacceptable », a soutenu M. Ross dans une entrevue à la chaîne Fox Business News, mardi matin.

Toujours à Fox, le conseiller économique Kudlow a déclaré que le président Trump « aimerait » conclure un accord avec le Canada, mais pas au détriment « de l’économie américaine, de la main-d’œuvre américaine et des agriculteurs américains ».

La Maison-Blanche demande maintenant au Canada d’approuver d’ici la fin de la semaine ce que le président américain a qualifié de « remplacement » de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA) ; M. Trump l’a d’ailleurs déjà rebaptisé « accord commercial États-Unis–Mexique ». Si le Canada refuse, le président américain menace de frapper son voisin du nord de tarifs douaniers dans le secteur automobile.

M. Trump a également menacé de mettre fin à l’ALÉNA actuel, un traité trilatéral conclu entre le Canada, les États-Unis et le Mexique il y a un quart de siècle.

L’entente de principe bilatérale annoncée lundi entre les États-Unis et le Mexique intensifie la pression sur le gouvernement libéral du Canada, qui revient mardi à la table de négociation pour la première fois depuis le printemps.

En mêlée de presse à Longueuil, mardi après-midi, le premier ministre Justin Trudeau a affirmé que l’équipe canadienne étudiait toujours ce nouvel accord intervenu entre ses deux partenaires commerciaux.

« Nous allons travailler de bonne foi, de façon constructive, présente, mais nous n’allons signer qu’un accord qui est bon pour le Canada, pour les Canadiens de la classe moyenne », a-t-il réitéré.

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