V Télé et Remstar remportent leur pari

Publié le 29/10/2011 à 12:11, mis à jour le 30/10/2011 à 06:06

V Télé et Remstar remportent leur pari

Publié le 29/10/2011 à 12:11, mis à jour le 30/10/2011 à 06:06

Par Martin Jolicoeur

Maxime Rémillard, coprésident et chef de la direction de V Interactions, dans les bureaux de la station de télévision cette semaine, rue Saint-Paul Ouest, dans le Vieux-Montréal.Photo:Gilles Delisle

Maxime Rémillard se défend de crier victoire. N’empêche, le jeune chef d’entreprise ne se faisait pas prier cette semaine pour déclarer «mission accomplie».


C’est qu’au terme de sa deuxième année de programmation, la chaîne de télévision V affirme avoir réussi à dégager son premier bénéfice d’exploitation depuis son apparition dans l’univers télévisuel québécois.


De combien? Impossible de savoir avec précision, V Interractions étant une propriété de Remtar, une société familiale à capital fermé, tenue on ne peut plus privée.


«Son baiia (bénéfice avant intérêts, impôts et amortissement) est de 7,5%», laissera tout de même tomber du bout des lèvres, à force d’insistance, son coprésident et chef de direction, Maxime Rémillard. Un baiia de 7,5%, sur un chiffre d’affaires de quelque 60 M$, selon l’estimation qu’en fait LesAffaires.com.


Plus: V n'est pas à vendre


Plus: Pas de retour à l'information chez V


Pas mal lorsqu’on sait que lors de son acquisition en 2008, TQS déclarait des pertes de 18 M$ sur un chiffre d’affaires de 100M$ par année, et qu’entre 1986 et 2007, celle qui se présentait comme le Mouton noir de la télé québécoise aura réussi à perdre un total de 250 M$.


Renversement de tendance


Les frères Maxime, 36 ans, et Lucien Rémillard, 38 ans, sont parvenus à renverser la tendance par une révision en profondeur –souvent contestée- des façons de faire de TQS, acculée à la faillite.


Repositionnement de la marque, élimination des productions maison, fermeture de la salle de nouvelles et des émissions d’information qu’elle produisait; l’effort de guerre aura rapidement permis de réduire les dépenses de la station de quelque 35 M$ par année.


Résultat : si l’auditoire et donc le chiffre d’affaires de la station ont glissé depuis les belles années de TQS, admettent ses dirigeants, la station a réussi en contrepartie à se forger un auditoire à la fois plus jeune et mieux ciblé, au grand bonheur des annonceurs.



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